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RNA/ Ce jeudi 27 mai 2021, le président français Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron a visité le centre mémorial du génocide de Kigali et a rendu hommage aux victimes du génocide de 1994 contre les Tutsi.

Le président Macron qui est au Rwanda pour une visite d’État de deux jours est arrivé à Kigali ce jeudi matin pour une visite historique qui est considérée comme une grande déclaration en faveur de la normalisation des liens entre son pays et le Rwanda.

Il a été reçu à l’aéroport international de Kigali par le Dr Vincent Biruta, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Au centre mémorial du génocide de Kigali, il a été reçu par Johnston Busingye, ministre de la Justice et garde des sceaux et le Dr Jean-Damascène Bizimana, secrétaire exécutif de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) ainsi que des représentants des rescapés du génocide.

Après une visite guidée des expositions  du mémorial et en apprendre davantage sur les causes, la réalité et les conséquences du génocide contre les Tutsi ainsi que sur les incroyables histoires de reconstruction post-génocide, le président Macron a prononcé un discours de 15 minutes adressé principalement aux survivants du génocide contre les Tutsi.

Dans son discours, il a rappelé le caractère unique du génocide. «Ces paroles disent une tragédie qui porte un nom : génocide. Elles ne s’y réduisent pas pour autant. Car il s’agit bien d’une vie, avec tous ses rêves, un million de fois fauchés. Un génocide ne se compare pas. Il a une généalogie. Il a une histoire. Il est unique », a-t-il déclaré.

«Un génocide a une cible. Les tueurs n’ont eu qu’une seule obsession criminelle : l’éradication des Tutsi, de tous les Tutsi. Des hommes, des femmes, leurs parents, leurs enfants. Cette obsession a emporté tous ceux qui ont voulu y faire obstacle mais, elle, n’a jamais perdu sa cible. Un génocide vient de loin. Il se prépare. Il prend possession des esprits, méthodiquement, pour abolir l’humanité de l’autre. Il prend sa source dans des récits fantasmés, dans des stratégies de domination érigées en évidence scientifique. Il s’installe à travers des humiliations du quotidien, des séparations, des déportations. Puis se dévoile la haine absolue, la mécanique de l’extermination», a-t-il ajouté.

Il a également ajouté que «Un génocide ne s’efface pas. Il est indélébile. Il n’a jamais de fin. On ne vit pas après le génocide, on vit avec, comme on le peut».

Après sa visite au centre mémorial du génocide de Kigali, le président Emmanuel Macron s’est engagé dans un certain nombre d’activités, notamment l’ouverture du nouveau centre culturel français situé à Rugando, à Kimihurura, dans le district de Gasabo et la visite à la présidence rwandaise pour un banquet d’État avec le président Paul Kagame avec qui ils ont ensuite tenu une conférence de presse conjointe au cours de laquelle ils ont évoqué les perspectives des relations bilatérales entre les deux pays.

La visite de Macron intervient à un moment où les relations entre le Rwanda et la France progressent bien.

Le rôle de la France dans le génocide contre les Tutsi a toujours été une épine dans la chair des  relations entre les deux pays.

Plus tôt cette année, une commission d’experts nommée par le président Macron a conclu que le pays européen avait «de lourdes et accablantes responsabilités» dans le génocide de 1994 contre les Tutsi.

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