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(ENA) L’Éthiopie a appelé la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) à cesser immédiatement le processus d’enquête qu’elle a annoncé de commencer sur le Tigré car il n’est pas reconnu par l’Éthiopie et à s’engager avec les autorités compétentes autorités éthiopiennes à finaliser les modalités de l’enquête proposée.

Dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, le ministère des Affaires étrangères a noté qu’il est regrettable que la commission ait fait une annonce unilatérale sur la création d’une « commission d’enquête » qui est complètement en dehors du cadre de l’invitation du gouvernement et manque de base légale.

Alors que le gouvernement éthiopien s’était engagé de bonne foi pour faciliter les conditions nécessaires à l’enquête conjointe, le communiqué indiquait que l’annonce unilatérale de la CADHP sur la création d’une « commission d’enquête » sape l’esprit de coopération et les efforts continus du gouvernement pour formaliser les modalités de l’enquête indiquée.

Selon le ministère, il est également incompatible avec la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi qu’avec le règlement intérieur de la commission elle-même.

Il a en outre souligné que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a, en tant qu’institution de l’Union africaine, l’obligation de s’engager avec les États membres dans un partenariat constructif et fondé sur des principes.

Et il a souligné que la CADHP a encore la possibilité de rectifier cette mesure malheureuse et inutile et de s’engager de bonne foi dans une enquête conjointe qu’elle a déjà acceptée.

Ci-dessous la déclaration complète du ministère des Affaires étrangères

Il est rappelé que le Gouvernement de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie, lors de la réunion du Conseil Africain de Paix et de Sécurité (AUPSC), tenue le 9 mars 2021 au niveau des Chefs d’Etat et de Gouvernement, a clairement exprimé sa volonté de engager la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à mener une enquête conjointe sur les allégations de violations des droits de l’homme dans la région du Tigré en Éthiopie au cours de l’opération d’application de la loi.

À cet effet, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la République fédérale démocratique d’Éthiopie a eu une discussion de suivi avec le président de la Commission de l’Union africaine sur la voie à suivre le 11 mars 2021 conformément aux orientations politiques du président de la le Conseil de paix et de sécurité de l’UA. En conséquence, le président de la Commission de l’Union africaine a publié le même jour une déclaration appréciant l’initiative de l’Éthiopie et soulignant l’importance d’impliquer nos propres organes de traités de l’UA. En outre, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a écrit une lettre adressée au Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie acceptant la proposition d’une enquête conjointe. En réponse,

Il est cependant regrettable de constater que la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a fait une annonce unilatérale sur la mise en place d’une « Commission d’enquête » qui sort totalement du cadre de l’invitation du gouvernement et manque de base légale. Alors que le gouvernement de la République fédérale démocratique d’Éthiopie s’est engagé de bonne foi à faciliter les conditions nécessaires à l’enquête conjointe, l’annonce unilatérale de la CADHP sur la création d’une « commission d’enquête » sape l’esprit de coopération et les efforts continus du gouvernement de la République fédérale démocratique d’Éthiopie à officialiser les modalités de l’enquête déclarée. Il est également incompatible avec la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi qu’avec le Règlement intérieur de la Commission elle-même.

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, en tant qu’institution de l’Union africaine, a l’obligation de s’engager avec les États membres dans un partenariat constructif et fondé sur des principes. Il a encore la possibilité de rectifier cette mesure malheureuse et inutile et de s’engager de bonne foi dans une enquête commune qu’il a déjà acceptée.

De telles actions inutiles de la Commission ne feront pas progresser la promotion et la protection des droits de l’homme et des peuples sur le continent et saperont plutôt la confiance mutuelle avec les États membres. En choisissant d’aller dans une direction aussi peu judicieuse, la Commission ne fera que contrecarrer l’objectif même pour lequel elle a été créée. Le Gouvernement de la République fédérale démocratique d’Éthiopie réitère sa disponibilité et appelle à nouveau la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à cesser immédiatement le processus qu’elle a lancé et qui n’est pas reconnu par l’Éthiopie et à s’engager avec les autorités compétentes en Éthiopie pour finaliser les modalités concernant l’enquête proposée.

 

 

 

 

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