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Accueilli à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan par une délégation restreinte de la direction du PDCI conduite par son secrétaire exécutif en chef, Pr Maurice Kakou Guikahué, représentant le président Henri Konan Bédié, président du parti, Noël Akossi Bendjo est allé directement au siège dudit parti à Cocody où l’attendaient plusieurs milliers de cadres et militants de son parti, dans une salle de l’auditorium du Bureau politique pleine à craquer et sous les bâches dressées pour l’occasion dans la cours. Akossi Bendjo a pris un véritable bain de foule avant d’entrer dans la salle sur-animée avec des cris, des chants et des danses. Ci-dessous la déclaration de l’ex-Maire du Plateau.

 

Monsieur le Président du PDCI-RDA, SE Henri Konan Bédié, représenté par le Secrétaire Exécutif en chef, le professeur Maurice KAKOU GUIKAHUE, mesdames et messieurs les membres des Instances, camarades militantes et militantes, chers amis, chers frères et sœurs.

Juillet 2018 juillet 2021, trois longues années d’exil, éloignés, mon épouse et moi de notre pays, de notre famille biologique, de la famille politique que nous avons construite ensemble. Mais surtout de notre maison commune, la maison du parti qui nous ouvre ce jour, grandement ses portes pour célébrer avec vous et avec tant de chaleur notre retour, nos retrouvailles.

Croyants que nous sommes, nous savons que le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes. Et que les épreuves que Dieu met sur notre chemin servent à élever notre sagesse afin de mieux accomplir les missions qu’il nous confie.
Que sa volonté soit faite.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu qui fait tout bien en son temps.
Qu’il me soit permis à ce stade de mon intention, d’exprimer toute ma reconnaissance au Président Henri Konan Bédié, président du PDCI RDA pour son soutien et ses efforts inlassables pour notre retour et le prier de transmettre nos sincères remerciements au président Alassane Ouattara pour avoir engagé le dialogue qui permet la libération des prisonniers et le retour des exilés.

Prions ensemble le Seigneur de continuer à les inspirer afin de poursuivre le processus de décrispation qu’ils ont engagé en vue de la reconciliation totale des fils et filles de notre pays, réconciliation incontournable si nous voulons reprendre le chemin de la construction de la nation ivoirienne telle que voulue par le Père fondateur, le président Felix HOUPHOUËT-BOIGNY.
Militantes et militants du PDCI-RDA, de retour auprès de vous après tant d’années d’absence, les mots me manquent pour décrire la joie qui m’anime face à la grande et chaleureuse mobilisation de ce jour. Une mobilisation qui confirme que le PDCI est toujours debout et que le PDCI-RDA vivra, vivra, vivra.

Cette vivacité, vous me l’avez insufflée par vos messages de soutien, vos prières et votre affection durant toutes ces années d’exil. Soyez-en infiniment remerciés. Que le Dieu de bonté lui-même vous le rende en grâces et en bénédictions.

À tous les amis et connaissances qui se sont associés aux membres de ma famille pour l’accueil réservé à mon épouse et à moi, je voudrais traduire nos remerciements pour ce grand honneur accordé à nos modestes personnes. Je voudrais prier les populations et le chef de mon village d’Abobo Doumé, les populations de la commune du Plateau, de se joindre à moi pour dire un grand merci à toutes et à tous.

Nansi brobê aux membres de la délégation de ma génération Dougbo et les chefs Tchagba, mes filleuls représentants les 64 villages Atchan. Merci enfin à tous les hommes de Dieu qui prient pour la Côte d’Ivoire, car leurs prières ont contribué à protéger notre pays. Nous les exhortons à demeurer en union de prière avec l’ensemble des Ivoiriennes et Ivoiriens pour notre nation qui a impérativement besoin de réconciliation vraie et de paix définitive.

A présent, nous nous inclinons respectueusement devant la mémoire de tous nos morts des difficiles crises. Nous traduisons également notre compassion aux blessés et apportons notre réconfort aux familles affectées par ces douleurs des évènements du passé. La sagesse nous impose de tirer les lecons des drames que nous avons vécus durant toutes ces années si nous voulons changer notre destin commun, car la vie nous apprend :

– qu’on ne peut sortir d’une guerre sans haïr la guerre.
– qu’on ne sort pas de prison comme on y entre.
– qu’on ne peut pas changer le monde si on ne change pas soi-même.
C’est pour cela que Mandela disait, et je cite: « je suis sorti de 27 années de prison en y laissant la haine, la vengeance, tous les mauvais sentiments ».
Pour paraphraser Mandela, je suis rentré d’exil sans haine, ni ressentiment, ni vengeance. JE SUIS RENTRÉ AVEC AMOUR, TOLÉRANCE, ESPRIT DE PAIX, DE RÉCONCILIATION ET DE PARDON.

Nous devrions toutes et tous, dès à présent, mettre de côté nos velléités partisanes qui ne servent que nos intérêts égoïstes:
* en désarmant nos plumes.
* en désarmant nos langues.
* en désarmant nos cœurs.
Aujourd’hui, face aux défis sanitaires et sécuritaires aux niveaux national et continental, avec les risques qu’ils font planer sur nos économies, nous n’avons qu’une seule arme : notre unité.

Plus que jamais, les Ivoiriennes et les Ivoiriens ont besoin de cohésion, de réconciliation et de paix pour espérer vivre dignement.
– cela ne peut se faire si nous ne sommes pas tolérants.
– cela ne peut se faire si nous ne savons pas pardonner.
– cela ne peut se faire si nous n’apprenons pas à nous aimer malgré nos imperfections et surtout nos différences.
– cela ne peut se faire sans sacrifices.

Oui, nous devons pour relever ce défis, accepter de faire des sacrifices individuellement et collectivement afin de réussir cette réconciliation vraie pour une paix durable si indispensable à la poursuite de la construction de la nation ivoirienne.

C’est pour cela qu’il faut saluer et soutenir la volonté de dialogue de nos leaders et les encourager à poser, chaque jour, davantage, des actes concret de consolidation de l’union et de la cohésion des enfants de ce pays.

Il est de notoriété que dans chacun de nos villages, la responsabilité du maintien de la cohésion et de l’unité incombe aux doyens d’âge qui s’impliquent sans réserve et sans relâche dans cette quête.

De même, notre grand Parti, le doyen des partis politiques en Côte d’Ivoire, qui fête ses 75 ans, a bien intégré cette responsabilité, et c’est à juste titre que le Président BEDIE ne cesse d’ appeler a un dialogue inclusif qui aura l’avantage de traiter en profondeur et avec efficacité tous les maux qui minent notre société.

Cette unité nationale recherchee commence par l’unité au sein de tous les partis politiques, quils soient de gauche, du centre, ou de droite. L’unité au sein du PDCI-RDA doit démeurer notre première priorité si nous voulons donner l’exemple à la Côte d’Ivoire entière qui attend beaucoup du PDCI RDA.

C’est Unis que nous ferons germer la graine d’espérance semée par nos lointains précurseurs.
Unis, la Côte d’Ivoire s’est toujours montrée plus forte, performante et conquérante. Et son peuple s’est toujours révélé capable du meilleur pour l’Afrique et le monde.
Vive le PDCI-RDA, rassemblë et debout comme un seul homme, pour une Côte d’Ivoire unie, réconciliée et prospère.

Je vous remercie.

Noël Akossi BENDJO
Secrétaire Exécutif à l’Organisation et à la Mobilisation

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