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Chiellini – Bonucci : les papys éternels
A eux deux, ils dépassent les 70 ans. Mais Giorgio Chiellini (36 ans) et Leonardo Bonucci (34 ans) ont le football dans le sang. Qu’importe les adversaires, qu’importe le contexte, ces deux-là sont éternels quand il s’agit d’aller à la bagarre et incarner ce supplément d’âme nécessaire aux plus grandes destinées. Le premier aura été immense dans le combat mais aussi dans la filouterie, avec un étranglement en règle terminée par un sourire. Le second aura encore trouvé des sorties de balle dont il a le secret avant de permettre aux siens d’égaliser. En 2014, leur déclin semblait amorcé. En 2021, ils continuent de régner.
Près de 12 millions de téléspectateurs sur M6 pour la finale de l'EuroPrès de 12 millions de téléspectateurs sur M6 pour la finale de l'Euro
EURO 2020
PRÈS DE 12 MILLIONS DE TÉLÉSPECTATEURS SUR M6 POUR LA FINALE DE L’EURO
IL Y A UNE HEURE
Donnarumma, monsieur 100%
Son tournoi XXL a été récompensé d’un trophée inattendu : celui de joueur de la compétition. D’une sérénité absolue dans les cages de la Squadra Azzurra tout le long de la compétition, « Gigio » aura surtout enfilé sa cape de super-héros quand la situation l’exigeait. En demi-finale, c’est Alvaro Morata qui s’était cassé les dents sur sa grande carcasse. Ce coup-ci, c’est Jadon Sancho et Bukayo Saka qui sont tombés sur sa main ferme alors que Marcus Rashford a heurté son poteau. Il paraît que les grands gardiens ont toujours un peu de réussite. Le voilà désormais avec un 100% pas si fréquent : cinq séances de tirs au but vécues, cinq séances gagnées.
Séance à rebondissements
On peut ne pas aimer ça. Mais question dramaturgie, rien n’égale les séances de tirs au but. Ce dimanche, elle fut débridée et enlevée, avec une pression changeant de camp à plusieurs reprises. Quand Andrea Belotti a raté sa tentative et que Maguire a détruit la caméra placée dans la lucarne de Donnarumma, on pensait que la messe était dite. Et puis, tout s’est inversé… Il était écrit que Jorginho, si à l’aise dans l’exercice, allait devenir le héros en transformant la dernière tentative italienne. Ratée. C’est finalement le portier italien qui a fini par envoyer les siens au paradis. Au terme d’une séance aux airs de montagnes russes…
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LES FLOPS

L’abandon anglais
Leur début de match fut une tornade qu’on pensait suffisamment violente pour balayer les espoirs italiens. Et puis la tornade s’est transformée en une légère brise d’été, à peine perceptible. Devant au score, les Anglais ont éteint la lumière et fermé les vannes bien trop tôt pour espérer s’en sortir autrement. Inertes et franchement attentistes en deuxième période, ils ont donné du terrain et de l’espoir à des Azzurri qui ne demandaient que ça. Résultat : une égalisation méritée et un état d’esprit guerrier qui a changé de camp instantanément.
Le coaching de Southgate
Il avait jusque-là tout bon même si certains choix avaient déjà surpris. Ce dimanche, c’est bien Gareth Southgate qui devrait être visé par la presse britannique. Logique. Si son choix de partir avec deux pistons a semblé payant d’entrée, son coaching aura pourri la suite de son match. D’abord en tardant, comme souvent dans cet Euro, à faire entrer du sang neuf. Ensuite en choisissant de faire entrer Marcus Rashford et Jordan Sancho à la 120e minute pour une séance de tirs au but disputée sans avoir touché le ballon, ou presque. Le tournant du match se situe sans aucun doute là : en lançant dans le bain deux gamins qui auraient pu apporter bien avant. Le karma est impitoyable.
Jadon Sancho, Marcus Rashford avant d'entrer en jeu face à l'ItalieJadon Sancho, Marcus Rashford avant d'entrer en jeu face à l'Italie

Jadon Sancho, Marcus Rashford avant d’entrer en jeu face à l’Italie

Crédit: Getty Images

Wembley, dans toute son horreur
On avait déjà entendu les sifflets sur l’hymne espagnol. Ce dimanche, le curseur fut poussé bien plus loin avec un avant-match émaillé d’incidents venus de supporters bien trop éméchés. Verre brisé, jets de pierre, tentative d’intrusion dans le stade ont ainsi rythmé la « partition » de certains fans anglais, qui ont également choisi de siffler « Fratelli d’Italia ». Dommage que la fête se soit terminée ainsi, dans un Wembley vidé aux trois quarts et avec l’impression amère qu’une finale dans cette enceinte mythique aurait mérité une autre ambiance…
Avec Eurosport

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