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L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a convoqué les membres des structures du Front populaire ivoirien (FPI), dont il est membre fondateur, et surtout à la plate forme politique EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté), à une importante rencontre, le lundi 9 août 2021.

La direction légalement reconnue « par le régime Ouattara via la justice » (que dirige Affi N’Guessan), s’oppose à cette réunion qu’elle n’a pas convoquée et rappelle à Laurent Gbagbo qu’il n’en est pas le président.

Face cette nouvelle situation, André Kaziri cogne Pascal Affi N’Guessan et exhorte l’ancien Premier Ministre a remettre le parti à son fondateur Laurent Gbagbo.

M. Affi N’guessan, ex-président du FPI, continue de frayer la chronique avec la confiscation du logo et autre patrimoine du parti. M. Affi n’est pas un président de la République pour dire que c’est lui qui est légalement reconnu parce qu’investi par le Conseil constitutionnel.

En tant que membre statutaire d’un parti politique, donc d’une association privée, il est soumis aux textes fondateurs (statut et règlement intérieur) du parti. Si, en sa qualité de président de cette structure, sa gestion est contestée il peut être destitué par les militants du parti conformément aux textes précités. Si par hasard il a commis des malversations (détournements de fonds, abus de confiance, faux et usage de faux, etc), alors il est passible de poursuites judiciaires et de condamnation pénale.

Mais si tel n’est pas le cas, il tombe sous le coup des textes fondateurs du parti. Soit il reçoit un avertissement ou un blâme, soit il est suspendu ou radié (destitution). Nous sommes en droit de conclure que dans le cas d’espèce il se trouve dans la dernière posture.

En quoi cela regarde-t-il le gouvernement qui le reconnaît officiellement comme le président légitime du FPI?
Derrière la conduite de M. Affi N’Guessan, se cache celle d’un individu qui est en train de sombrer désespérément dans un abîme et fait tout son possible pour s’accrocher. Il s’agit donc, pour lui, d’une lutte pour sa survie politique, ce n’est rien d’autre que ça.

D’ailleurs, la sagesse voudrait qu’il abandonne la partie puisqu’il ne pèse pas grand chose sur le terrain. Ici il y a deux solutions parmi tant d’autres qui s’offrent à nous : soit EDS se transforme en parti politique à part entière pour abandonner M. Affi N’Guessan avec sa « marmaille » ou on attaque la décision du tribunal qui reconnaît en lui le président légitime du FPI et ce, devant l’instance judiciaire compétente, peut-être le Conseil constitutionnel, pourquoi pas ?

On pourrait éventuellement saisir la commission du parlement chargée des Institutions pour examen et solution ; car, il est très important de mettre fin à ce genre de pratiques pour éviter à notre pays d’autres situations désastreuses.

En résumé, le FPI étant un parti politique et non une propriété privée, prière à M. Affi N’Guessan de faire profil bas et de rendre la direction du parti à qui de droit ainsi que tous les biens du FPI.

 

Une contribution de Kaziri André

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