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 HOMMAGE POSTHUME AUX CAMARADES ET PATRIOTES DISPARUS

Prof. GNAGNE Yadou Maurice,

(Vice-président Chargé de l’Encadrement des Représentations du FPI à l’Extérieur

Secrétaire General Adjoint de la CURPF)

 

 Camarades Membres du Comité central et des Structures du Parti,

Camarades Secrétaire Général du Parti,

Camarade Président d’EDS,

Honorables Députés EDS,

Militantes et militants du FPI,

Mesdames et messieurs,

En cette journée du 9 août 2021, nous voici. Nous voici, enfin réunis autour de notre chef le Camarade Président du Front Populaire Ivoirien,

Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo.

Moment historique. Moment de joie et d’allégresse. Mais aussi et surtout moment d’intense émotion. Heureux sommes-nous – et nous devons le proclamer –, de retrouver notre chef, après presqu’une décennie de lutte pour l’avènement de cet instant. D’un instant où notre famille politique et ses alliés, mais plus au-delà, tout le peuple de Côte d’Ivoire dans sa diversité qui nous suit aujourd’hui, se retrouvent enfin, pour faire l’état des lieux et continuer la lutte.

Mais cette joie et cette allégresse, légitimes soient-elles, ne sauraient nous faire oublier le prix que les patriotes ivoiriens ont payé pour que nous vivons ces moments de retrouvailles.

Devrais-je citer la litanie de toutes les victimes ? Non ! Je me garderai de nous infliger cette autre souffrance.

En revanche, je citerai quelques illustres noms symboles, de personnalités qui ont impacté positivement notre lutte, et qui nous ont permis d’avoir le résultat que nous avons aujourd’hui : la libération de notre chef, le Président Laurent Gbagbo.

En effet Camarade Président, vous ayant transmis le flambeau de cette lutte, à vous et à vos compagnons, dont le Président Abou Drahamane Sangaré, lutte dans laquelle il s’est lourdement investi depuis 1946 au sein du RDA jusqu’à sa mort le 9 mars 2019 dans sa 103 ième année de vie, le Patriarche Bernard Binlin Dadié s’en est allé, sans attendre l’arrivée de son héritier, que vous êtes, dans ce combat. A travers lui, c’est aussi aux membres de la génération qui a succédé à la sienne que nous rendons hommage. Les professeurs Harris Memel Fotê, Christophe Wondji, Barthelemy Kotchi et tant d’autres.

Comment ne pas citer ici le nom de ce grand patriarche qui symbolise l’implication du monde paysan et rural dans cette lutte de libération de notre pays. Camarade Président, le Camarade et patriarche Sansan Kouao est parti rejoindre ses ancêtres depuis son exile le 30 septembre 2020. Et, c’est de cet exile, qu’il est revenu dans son pays natal, la Côte d’Ivoire le 9 février 2021, pour se coucher parmi les siens. Avec notre Patriarche Sansan Kouao, c’est à tous les paysans qui ont perdu la vie au cours de cette crise que nous rendons hommage.

Le monde ouvrier, le monde du travail, a fait sa part de sacrifice, à travers le départ de Mahan Gahé Basile dans des conditions misérables, que je ne saurais évoquer ici. Le Camarade Mahan Gahé Basile a fait le sacrifice de sa vie pour la rédemption de notre peuple, et du monde ouvrier pour lequel il s’est battu toute sa vie. A travers lui, c’est aussi à tous ces travailleurs morts dans cette crise – du fait de l’impact direct de la guerre, ou indirecte par la paupérisation et son lot de misère – que nous rendons hommage.

Le milieu politique, notamment notre famille politique, a payé un lourd tribut à cette lutte.

Le Président intérimaire Abou Drahamane Sangaré est parti, en cette journée funeste du 3 novembre 2018, quelque mois avant votre libération, nous laissant orphelin d’une lutte qu’il incarnait moralement, politiquement, intellectuellement et idéologiquement. Gardien du temple il a tenu et a conjuré tous les vents contraires qui voulaient nous faire dévier de notre ligne idéologique. Je ne saurais oublier le Président Intérimaire des premières heures de notre résistance, le Camarade Miaka Oureto Sylvain, et toutes celles et tous ceux de nos Camarades qui sont partis, notamment mon binôme Seri Gouagnon Michel, et Claude Dieudonné Zagol. Camarades vous demeurez dans nos cœurs pour l’éternité, pour avoir maintenu en vie notre Parti.

Cet hommage va aussi à nos victimes parmi les exilés, qui y sont revenus, endormis dans la paix du Tout Puissant pour l’éternité. L’Honorable Déhé Gnanhou Gilbert, le Maire Jean-Baptiste Diagou Gaumon, les Conseillers Paul Dokoui et Désiré Porquet. Si j’en aie oublié, accordez-moi Camarades, votre indulgence.

Nous n’oublierons jamais feus les Ministres Emile Boga Doudou, Désiré Assegnini Tagro, Zacharie Séry Bailly, et tant d’autres. Enfin, Paul-Antoine Bohoun Bouabre, père du Budget Sécurisé, qui révéla au monde la capacité de l’expertise ivoirienne, en termes de gestion économique, à faire front aux exigences des partenaires au développement, par l’instauration de ce nouveau paradigme, en comptant sur nos propres moyens. Toute la différence est là, dans cet exemple. Hommage vous soit rendu, Camarades, pour cette prouesse qui devrait faire école.

Comment oublier de rendre un vibrant hommage aux victimes civiles et militaires, connues ou inconnues. Aux victimes dans les différents camps d’exilés du Ghana, du Libéria, du Benin, du Togo et d’ailleurs.

Les victimes, parmi la jeunesse ivoirienne abattues froidement dans nos régions. Ceux et celles qui attendent dans les fosses communes de l’Ouest pour avoir enfin une sépulture digne de leur humanité. Hommage vous soit rendu compatriotes de l’au-delà.

Nous n’oublierons jamais les victimes parmi les combattantes et les combattants de la Diaspora d’Europe, des Etats-Unis et d’ailleurs.

Que dire pour terminer mon propos ?

Pour ceux de nos compatriotes qui ont vu notre lutte commune pour la libération du Président Laurent Gbagbo comme une u topos, une utopie ou une rêverie, il convient de finir cet hommage par une leçon de sagesse et de vie que ces victimes nous laissent. Alors seulement, nous qui continuons cette lutte, nous saurons que ce combat n’est jamais vain et fini. C’est, en effet, la somme des bons résultats d’étape, d’une lutte qui est en réalité un combat continu, qui nous fera atteindre notre but : la souveraineté et l’indépendance de notre pays dans la dignité.

Ce combat-là il faut le mener avec courage, constance et cohérence sans se poser la question de savoir si nous qui nous battons aujourd’hui, nous serons là pour jouir des bienfaits qui en découleront. Raisonner ainsi, en espérant la jouissance immédiate des retombées de notre lutte commune, est une grave méprise qui a conduit beaucoup d’entre nous dans le raccourci avilissant de la compromission et de la trahison de notre idéal de combat auquel ils ne croient plus.

Et à cet effet Camarades Président, c’est avec Jean Ziegler, votre ami et Camarade de l’International Socialiste (IS), que je tiens mon mot de fin, je le cite : « Il est difficile de ranger parmi les héros triomphants les porteurs d’utopie. Ils sont plus familiers des prisons mouroirs, de la ‘’guillotine’’, du bucher ou de l’échafaud, que des meetings victorieux et des lendemains qui chantent. Et pourtant ! Sans eux, sans ces utopistes, toute humanité, toute espérance auraient depuis longtemps disparu de notre planète. » Fin de citation

Camarade Président, avec votre libération notre humanité et notre espérance ne disparaitront pas. Nous jurons de continuer ce combat à vos côtés. Le combat pour la rédemption de notre peuple.

Hommage et gloire vous soient rendus, illustres Camarades de l’au-delà, pour le sacrifice de vos vies afin que nos espérances, dans un monde meilleur, deviennent des certitudes et des réalités pour le bonheur de nos peuples, et pour celui des peuples d’Afrique !

Je vous remercie.

 

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