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Débat sur la modification de la Constitution, en vue d’un éventuel retour à la limitation de l’âge pour être éligible aux élections présidentielles en Côte d’Ivoire.Arrivée de Laurent Gbagbo à Bediékro pour la dernière étape de sa visite à Daoukro - Abidjan.net Photos

Les vieux démons qui ont hanté et détruit notre pays reviennent sur le lieu de leurs crimes, pour en commettre encore. En effet, quand on entend des leaders politiques, et non des moindres, de notre pays, faire certaines déclarations de nature à mettre en danger la cohésion sociale du pays, c’est à se demander si ces gens ont compris les enjeux de la lutte que mène la population ivoirienne dans son ensemble.

Cette crise n’a pas fait que des victimes de la guerre « injuste » qui nous a été faite. En effet, des victimes se comptent dans la population générale où certains de nos compatriotes ont du mal à accepter ce qui est arrivé à ce pays qu’ils ont construit par leur efforts, leur intelligence, et leur amour pour un pays qu’ils voulaient laisser en héritage à leurs enfants et leurs petits-enfants.Côte d'Ivoire: Henri Konan Bédié appelle à un «nouveau projet de réconciliation»

Sur le plan des principes intangibles, une Constitution est pour un État ce qu’est l’acte de naissance pour un être humain. Thomas Paine, un révolutionnaire américain d’origine britannique (1776) disait, en d’autres termes, que : « la Constitution est pour l’État ce qu’est la grammaire pour la langue.  » Ou encore que : « la Constitution est la Bible politique de l’État ». C’est dire qu’il ne s’agit pas d’un simple document conçu pour meubler la bibliothèque d’un quelconque savant ou érudit, encore moins d’un cahier de brouillon qu’on manipule, pour ne pas dire qu’on maltraite, à souhait ou selon notre gré. C’est toute la vie de la Nation qui est régie par la Constitution.

Elle est un contrat social pour une vie ordonnée dans la société. Elle confère à l’Etat toute sa puissance régalienne, qui transcende les caprices des individus. Elle est au-dessus des lois ordinaires. C’est pourquoi on l’appelle encore Loi Fondamentale, source de toute légitimité et de toute légalité. D’elle découle toutes les lois de la République. Elle est sujet et objet d’un consensus sacré à travers un Référendum qui asseoit sa légitimité populaire. Elle est pacte sacrée inscrit dans l’honneur inviolable du peuple. Elle ne doit donc, pour aucune raison et en aucun cas, être tripatouillée, violée, galvaudée dans son essence pour favoriser un citoyen au détriment d’autres.

Devant une telle situation, le droit légitime du peuple est de se dresser contre ce viol, cette haute trahison. Comme les lois ordinaires, elle est générale et impersonnelle. Toute violation de la Constitution est un acte de haute trahison et est, par conséquent, passible de poursuites judiciaires pour haute trahison du contrat social.Côte d'Ivoire: les deux anciens présidents Bédié et Gbagbo réconciliés dans l'opposition

La Constitution américaine date de 1787, à été modifiée pour la première fois en 1791 pour prendre en compte un certain nombre de droits humains. Elle reste jusqu’à ce jour en vigueur. La volonté de vouloir écarter des candidats, et non pas des moindres, avec la complicité de la 5ieme colonne nationale des politiciens dépassés par les enjeux du monde qui change, montre bien la précarité d’une frange de notre corps politique à appréhender avec justesse le monde tel qu’il est et tel qui va.

L’histoire de la lutte des peuples nous instruit pourtant qu’il n’y a aucune issue à trahir son pays, sa nation, sa Patrie. Car demain juge nécessairement. Le plan qui consiste à vouloir écarter les présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo du jeu politique et démocratique est un combat perdu d’avance.Les anciens présidents ivoiriens Henri Konan Bédié (à gauche) accueille Laurent Gbagbo à sa résidence dans la ville de Daoukro, en Côte d’Ivoire, le 10 juillet 2021.

Ce plan se décline donc comme un plan commun ourdi par le pouvoir et ses mandants pour faire retomber le pays dans l’apocalypse. Notre rôle, en tant que lanceur d’alerte, c’est de prévenir pour ne pas avoir à guérir. Les plaies de la crise post-électorale sont encore béantes, il est interdit d’en rajouter quel qu’en soit les assurances que vous donnent vos mandants.

A bon entendeur, salut !

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