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La Libye se prépare pour la présidentielle qui doit se tenir très bientôt. Le commandant de l’armée nationale libyenne Khalifa Haftar se présentera aux élections présidentielles libyennes prévues le mois prochain, a-t-il annoncé mardi dans un discours télévisé.

« Les élections sont le seul moyen de sortir de la grave crise dans laquelle notre pays est plongé », a déclaré Haftar, qui devait s’inscrire officiellement plus tard mardi au centre électoral de Benghazi.

Notons que Seif al-Islam Kadhafi, le fils du regretté colonel Mouammar Kadhafi a officiellement déposé sa candidature pour la présidentielle prévue en Libye.

Cependant, le Bureau du procureur militaire principal (GVP) de Libye a demandé à la Haute Commission électorale du pays d’arrêter le processus d’enregistrement pour les élections présidentielles du fils de l’ancien chef de la Libye Mouammar Kadhafi – Seif al-Islam, ont rapporté les médias libyens Lundi.

Dans une lettre à la commission électorale, le bureau du procureur a noté que des accusations avaient été portées contre le fils de Kadhafi de meurtre en masse de personnes et que la commission serait inculpée de violation de l’ordonnance du procureur en cas de désobéissance.

Le PRG demande à la commission électorale d’arrêter le processus d’enregistrement d’al-Islam jusqu’à ce qu’il soit interrogé sur les charges retenues contre lui.

Un ordre similaire a été envoyé à la commission électorale contre le chef de l’armée nationale libyenne, le maréchal Khalifa Haftar, ont noté les médias libyens.

En conclusion, en octobre de l’année dernière à Genève, des représentants des parties belligérantes ont signé un accord sur un cessez-le-feu permanent.

Le Forum de dialogue politique libyen parrainé par l’ONU début février à Genève a élu une branche exécutive de transition de la Libye, qui dirigera le pays jusqu’aux élections générales prévues le 24 décembre.

Seif al-Islam a été arrêté en 2011 et détenu dans une prison libyenne jusqu’à l’été 2017, après avoir été libéré sous amnistie. Le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale en 2011 est toujours en vigueur contre le fils de Kadhafi.

Pour rappel, en Libye, pendant longtemps, deux organes exécutifs ont coexisté : le gouvernement d’entente nationale qui siégeait à Tripoli et le cabinet intérimaire opérant dans l’est du pays, qui était soutenu par l’Armée nationale libyenne.

Depuis plusieurs années, les parties au conflit libyen ont activement recouru à l’aide de forces étrangères. En particulier, il a été signalé que l’armée nationale libyenne de Khalifa Haftar était assistée par des mercenaires du Wagner PMC. La Turquie, de son côté, a envoyé des conseillers militaires pour aider le gouvernement libyen d’entente nationale (GNA) qui s’est opposé à Haftar. Il y avait aussi des informations sur le transfert de mercenaires de Syrie vers la Libye à l’initiative d’Ankara. Pendant le conflit armé prolongé, ni Haftar ni le CNT n’ont pu gagner. En conséquence, la Libye a commencé à se diriger vers un règlement politique.

En mars 2021, le gouvernement de transition de la Libye, dirigé par le Premier ministre Abdel Hamid Mohammad Dbeiba, a prêté serment de diriger le pays jusqu’aux élections de décembre 2021.

 

 

 

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