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« Un rêve brisé » : la déception était immense mercredi en Côte d’Ivoire, après la défaite des Éléphants face au Cameroun la veille (1-0), synonyme d’élimination dans la course à la qualification pour le Mondial 2022 au Qatar. Incapables de l’emporter face au Cameroun mardi (0-1), les Éléphants vont manquer leur deuxième Coupe du monde de suite, après trois participations consécutives (2006, 2010 et 2014). Un supporteur et observateur du ballon rond, Aka Augustin Kouamé dénoncé l’éternel recommencement chez les Éléphants. Ci-dessous sa contribution.
L’épisode Beaumelle me rappelle un certain Fabri Lamouchi. Imaginez un conscrit qui rentre dans l’armée, qui n’a eu en tout et pour tout qu’un an d’entraînement où il n’a appris qu’à démonter son arme, le remonter et le nettoyer pour le ranger. Et quelques bivouacs en forêts pour se donner l’illusion d’un vrai engagement contre l’adversité. Ensuite, ce conscrit (militaire recruté en vertu de la loi qui exige qu’un citoyen, à l’âge de la majorité, doit faire un certain nombre d’années de service militaire) qui n’a jamais été confronté à l’adversité martiale, à de vrais engagements sur le terrain, sous le commandement d’un supérieur (sergent, lieutenant, etc.) soit catapulté au poste de commandement pour conduire un bataillon en guerre.
Cet exemple peut paraître tirer par les cheveux. Mais grosso modo, la métaphore vaut la réalité, si tant est que le football est devenu un terrain de confrontation géopolitique, et économique, donc un jeu d’intérêt, qui engage forcément la dignité d’un peuple. Le Baron Pierre de Coubertin n’est d’actualité. Il est dépassé par les réalités actuelles. Autrement, on ne participe plus pour participer. On participe pour gagner des trophées. Comme Staline, à propos de la puissance du Vatican, on te posera la question : « le Vatican, une puissance ? Mais combien de divisions ? » On te posera alors la question à toi : « tel pays africain, pour ne prendre que le cas africain, est une grande nation de football ? Mais combien de trophées cette nation a dans sa collection ? Et le Cameroun a mille fois raisons 5 CAN, une médaille d’or olympique, et 2 CAN pour la Côte d’Ivoire. Il faut avouer que c’est peu pour notre pays qui aurait atteint ce nombre de 5 CAN si les marmailleurs n’avaient pas commencé le sabotage des Éléphants depuis des lustres. Je ne veut pas regarder dans le peloton arrière où tout bouge et avance: le Burkina Faso a fait nul 2-2 contre l’ogre algérien, en Algérie même. Les deux équipes sont coachées par des nationaux. Le sabotage a commencé sous Lamouchi.
Lamouchi fût recruté comme entraîneur des Éléphants à l’époque de la génération dorée. Le sieur Lamouchi venait d’avoir fraîchement son diplôme et n’avait jamais entraîné une seule équipe. Au Brésil la Côte d’Ivoire était largement favori devant la Grèce pour aller en 1/16 de finale, au 2ieme tour. Il nous fallait un match nul contre la Grèce, équipe largement à la portée du groupe conduit par Drogba. Ce résultat était ultra possible tant les Éléphants maitrisaient leur sujet, et on allait vers la fin du match.
C’est le moment choisi par Lamouchi pour faire rentrer le « soldat » Sio Giovanni, la fleur au canon de sa suffisance, qui offrit par fantaisie, et manque de respect pour l’adversaire la balle au longiligne attaquant grecque pour marqué le but qui nous a éliminé. La génération dorée des Drogba, Yaya Touré, Kolo, Eboue etc. venaient au regroupement de la sélection avec leurs talents et les acquis de leurs travail dans leur club respectif. Lamouchi n’apportait rien à cette équipe. Il manquait de charisme et de personnalité et cachait son impuissance et son manque d’expérience par des conflits qui opposaient les joueurs qui se regroupant par affinité.
Aucune préparation psychologique des joueurs pour leur faire prendre conscience des enjeux.
La Côte d’Ivoire pressait en ce moment pour marquer, la domination était outrancière, et Sio, dernier joueur, perdit la balle qui nous coûta notre qualification en 1/16 de finale, pour sortir des rencontres de poules et aller aux 2ieme tour.
Depuis cette expérience Lamouchi a disparu des radars du football de haut niveau – est-il encore entraîneur de football ? Nul ne le sait – le chanceux, avec les centaines de millions qu’il a amassés il a pris sa retraite dorée, et la génération dorée qui fut l’une des meilleures équipes que la Côte d’Ivoire et l’Afrique aient jamais connues est rentrée dans les rangs. Ces dernières années la fibre patriotique a poussé certains de nos braves fils qui jouent dans de grands Club à répondre à l’appel du Drapeau et de la Nation Ivoiriens. Je vous adresse mes chaleureuses

félicitations

à vous tous dignes fils de l’équipe nationale ivoirienne. Ce pays compte sur vous malgré les outrages de ceux et celles qui ne savent pas, mais qui se sentent obligés de parler. Vous avez été à la hauteur de nos espérances. Vous aurez pu gagner ce match que vous avez dominé par orgueil à défaut d’un coaching intelligent. Aujourd’hui, avec l’avènement des réseaux sociaux, tout peut se dire par n’importe qui. Ne tenez rigueur à personne. Continuez de travailler dans vos clubs respectifs en vous donnant au maximum de vos potentiels. Cela est d’autant plus nécessaire.

À moins que les choses ne changent et que la nouvelle Fédération ne recrute un technicien de haut niveau à la hauteur des monstres sacrés d’entraîneurs de football mondial qui vous entraînent dans vos clubs respectifs. Vous aurez encore des caporaux d’entraîneurs qu’on vous donnera comme coach pour conduire des officiers supérieurs que vous êtes sur le terrain de cette « guerre » ludique qu’est le football.
Pour ma part j’ai du mal à comprendre sur quels critères Beaumelle fût recruté pour conduire le projet de reconstruction de cette équipe et conduire cette transition générationnelle. Quand on sait que de grands entraîneurs tels que le celebrissime italien Trapatoni, et plein d’autre expert en coaching footballistique, avait déposé sa candidature.
L’aventure Beaumelle doit s’arrêter là ! Maintenant. Et avec lui « cette convention secrète » qui lié la fédération des marmailleurs de la FIF au syndicat des entraîneurs français qui pullulent dans les pays Africains d’expression française. Une sorte de corporatisme qui met hors jeu nos techniciens. Que vaut Beaumelle en termes d’expérience devant Zahui, Haidara, et demain devant les frère Touré, Yaya et Kolo ? Revenons à la solution nationale : soit Haidara, soit Zahui, et pourquoi pas les deux, le premier comme adjoint du second, pour sauver les meubles à la CAN.
Voyez le Sénégal avec Cisse, l’Algérie avec Belmadi. Sinon, Beaumelle qui a sucer aux mamelles des « rouageurs » et des « marmailleurs » va faire fuir tous ces jeunes qui choisissent leur pays par patriotisme. Le temps est venu pour tourner la page Beaumelle.
Si nous voulons aller loin à la CAN au Cameroun il n’y a pas d’autres solutions.
On ne peut aller à cette CAN sans:
– Seko Fofana
– Zaha Wilfrid
– Singo
– Boga
– Agbadou
– Zagadou
– Traore, le colosse défenseur central d’Angers.
– Youssouf Dao
– Amad Diallo,
Etc.
Autrement nous n’aurons nos yeux que pour pleurer. Chaque équipe aura droit à sélectionner 28 joueurs et comme Beaumelle a ses préférences, une fois que ces 23 nominés préférés sont choisis, y compris Christian Kouame, le reste il s’en fout. Il est dans son sabotage des Éléphants en créant et en entretenant des conflits unitiles avec les joueurs pour dégoûter certains à ne plus répondre à ses convocations hypocrites pour venir les livrer à la vindicte populaire en ne leur donnant aucune chance de jouer. Ça suffit ! Qu’il s’en aille avant qu’il ne détruise cette génération aussi brillante par ses individualités.
Une Contribution de Aka Augustin Kouamé.

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