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(ACP).- Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a encouragé le Conseil Supérieur de la Magistrature à faire fonctionner les chambres disciplinaires afin que la sanction soit la seule récompense des mauvais magistrats qui, par leur comportement, ternissent l’image de toute une institution voulue un Corps d’élite.

Le Chef de l’Etat l’a dit dans son discours sur l’état de la Nation, qu’il a prononcé lundi, devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, réaffirmant son engagement à poursuivre les réformes courageuses dans le secteur de la justice, y compris celles relatives aux structures et à la qualité de leurs animateurs suivant le principe « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». « En dépit de certains progrès que je salue, je ne saurais rester indifférent, en ma qualité de Magistrat suprême, aux cris de détresse et de désolation des Congolaises et Congolais qui, chaque jour qui passe, réclament plus de garanties d’une bonne et saine administration de la justice », a-t-il indiqué.

Pour le Chef de l’Etat, « notre justice devait pourtant rassurer tout le monde, nantis ou non, puissant comme faible, en ayant pour égard que la protection des droits. Bref, une justice qui, non seulement dit le droit, mais rassure que le droit, alors le bon, a été dit ».

Dans le souci de résorber les problèmes récurrents des effectifs insuffisants des Magistrats, le Président Félix Antoine Tshisekedi a demandé au Gouvernement, avec le concours du Conseil Supérieur de la Magistrature, de finaliser le processus de recrutement dont le dernier en date remonte malheureusement à plus d’une décennie. Il a également encouragé le président de la Cour Constitutionnelle à travailler avec le Gouvernement, afin de mettre en place le Corps des Conseillers référendaires, un outil technique légal qui se révèlera déterminant dans le traitement desdits dossiers et dans la pérennisation de la jurisprudence.

C’est dans le même sens que le Président de la République entend rendre opérationnels dans les tout prochains jours, les différents organes et structures de la Cour des Comptes, la plus haute instance de contrôle des finances publiques, afin qu’elle joue pleinement son rôle de patrouilleur financier en chef, avec l’appui de l’Inspection Générale des Finances.

Il a aussi souhaité que ces mêmes performances soient au cœur de l’action de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption, de la Cellule Nationale de Renseignements Financiers ainsi que d’autres services supérieurs de contrôle, en tant que dispositifs de lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics, le blanchiment de capitaux, la fraude, et même le financement du terrorisme.

 

 

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