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Serge -Pacôme Oga, Directeur général de E.CO-BAT, société spécialisée dans l’aménagement foncier basée à Agboville, région de l’Agneby-Tiassa, est dans la tourmente depuis plus de deux mois . Son entreprise a été détruite par l’Agence de Gestion des Routes (AGEROUTE) , le 26 octobre 2021, pour la construction d’une voie . Aucune description disponible.
Et depuis, il n’a pas été dédommagé.  Selon nos informations, ce projet de construction d’une voie triomphale d’une largeur de 40 mètres ne figure pas dans le plan de régularisation approuvé du quartier Obodjekro, (quartier dans lequel se trouvait le siège de l’entreprise), selon l’arrêté d’approbation n•14-0018/MCLAU/DGUF/DUF/SDAF, délivré le 09 avril 2014 par le ministre de la construction, du Logement, de l’assainissement et de l’urbanisme et le plan d’Urbanisme directeur de la commune d’Agboville, chef -lieu de région, approuvé en conseil des ministres, le 21 décembre 2016 , dont la voie est prévue à 20, 357 mètres.
La première partie de ce projet comprend la réhabilitation de la route Thomasset -Agboville, longue de 65 km , qui s’arrête à l’entrée de la ville. Puis, la partie urbaine, qui commencera par une voie triomphale sur 13 km, dont 10 km de route bitumée dans toute la ville d’Agboville.
Ce projet a été annoncée depuis le 03 juillet 2020 par le directeur de l’Ageroute de la période, l’actuel ministre de la santé, Pierre N’gou Dimba, en présence Sihindou Coulibaly, préfet dudit département, préfet de région, du maire N’cho ACHO Albert, et du directeur régional de la construction, du logement et de l’urbanisme Jacquet Dro.
 Plusieurs entreprises situées à l’entrée de la ville , sur le terrain de l’église catholique, dont E.CO-BAT, la plus grande , ont donc été détruire, cette voie triomphale devant passer dans cette zone.
Cette destruction passe très mal chez Serge Pacôme Oga a cause de la tournure que les chose ont prises. L’architecte et expert foncier a donc contacté la rédaction de la voie Originale pour dénoncer sa mésaventure.
< 𝐋𝐞 𝟎𝟖 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟎, nous avons reçu à nos bureaux des techniciens de la voirie envoyés par 𝐥’𝐀𝐆𝐄𝐑𝐎𝐔𝐓𝐄. Ce jour-là, nos locaux ont reçu la mention 𝐀𝐃 (𝐀̀ 𝐃𝐞́𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞) sans aucune information préalable .Aucune description disponible.
Un acte que nous n’avons pas compris surtout que l’entreprise a sa façade régulièrement entretenue. Donc, logiquement, on ne peut pas accepter cet état de fait qui nous discrédite.
D’ailleurs, le site sur lequel nous avions construit notre entreprise est une propriété foncière qui appartient à l’apostolat catholique d’Abidjan dont le titre de propriété est le titre foncier 𝐧°𝟔𝟎𝟎 𝐝𝐮 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐠𝐧𝐞𝐛𝐲. Nous étions donc régulièrement installés à 𝟗,𝟎𝟎𝟐 𝐦𝐞̀𝐭𝐫𝐞𝐬  de la voie.
Après conseil pris auprès de ses avocats Serge Pacôme Oga explique avoir adressé, le 13 juillet 2020, des demandes d’informations à la préfecture de région, à la direction régionale de la construction et à la mairie d’Agboville. Ces lettres sont restées sans suite .
Il poursuit : < Dans le cadre de la cession à l’amiable, il nous a été d’abord demandé par le Préfet de région, Préfet du département d’Agboville, d’évaluer nos biens identifiés sur l’emprise de la voie projetée .
Ensuite , nous avions reçu les agents de la 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐑𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐔𝐫𝐛𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐠𝐧𝐞𝐛𝐲-𝐓𝐢𝐚𝐬𝐬𝐚 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐝’𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟎  à l’effet de réévaluer nos locaux dont l’aménagement nous est reconnu par la paroisse cathédrale 𝐒𝐭 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐕𝐢𝐚𝐧𝐧𝐞𝐲 (𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐛𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫), les populations et les autorités locales .
Enfin, à la suite de la comparaison des valeurs obtenues, il nous a été proposé par l’ex direction générale de l’AGEROUTE une reconstruction a l’identique avant la destruction de nos locaux ; proposition que nous avions acceptée vu que nos activités n’étaient plus menacées par l’exécution des travaux de la voie>. Aucune description disponible.
Malheureusement, les choses ne se sont passées pas comme prévu .  <Mais force est de constater que depuis l’acceptation de la proposition de l’AGEROUTE à la destruction de nos locaux, rien n’a été construit, encore moins à l’identique par l’AGEROUTE comme promis.
En compensation, l’AGEROUTE et la Préfecture de Région ont demandé à l’église catholique qui avait de nouveaux magasins en construction de nous y installer avant de réaliser leur promesse> ,
se désole t il .Puis, il explique avoir refusé cette nouvelle proposition :
<Ces magasins ont été construits dans la précipitation, sans aucune sécurité, et dans un standing très faible ne correspondant pas à l’état et à la valeur de ce qui a été détruit.
Nous avons donc refusé cette proposition vu le fait que nous avons besoin de rassurer notre clientèle, de travailler surtout avec aisance dans la sécurité. Ce refus est conforme à l’article 𝟏𝟑 𝐝𝐮 𝗧𝗜𝗧𝗥𝗘 𝗜𝗜𝗜 : 𝗝𝗨𝗚𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗗’𝗘𝗫𝗣𝗥𝗢𝗣𝗥𝗜𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗘𝗧 𝗙𝗜𝗫𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗜𝗡𝗗𝗘𝗠𝗡𝗜𝗧𝗘́𝗦 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝗶 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗮̀ 𝗟’𝗘𝗫𝗣𝗥𝗢𝗣𝗥𝗜𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡  𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗖𝗔𝗨𝗦𝗘 𝗗’𝗨𝗧𝗜𝗟𝗜𝗧𝗘́ 𝗣𝗨𝗕𝗟𝗜𝗤𝗨𝗘.Aucune description disponible.
A la suite de ce refus le clergé de la paroisse cathédrale St Jean Marie Vianney nous a demandé de céder nos locaux à l’exécution des travaux, à compter du 06 octobre 2021.
Nous avons enlevé nos affaires les 4 et 5 octobre 2021 conformément à l’article  𝟮𝟱 𝗱𝘂 𝗧𝗜𝗧𝗥𝗘 𝗜𝗩 : 𝗣𝗔𝗬𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘 𝗟’𝗜𝗡𝗗𝗘𝗠𝗡𝗜𝗧𝗘́ 𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘́𝗘 𝗘𝗡 𝗣𝗢𝗦𝗦𝗘𝗦𝗦𝗜𝗢𝗡 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗶𝗻𝗱𝗲𝗺𝗻𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝗲𝗰̧𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗔𝗚𝗘𝗥𝗢𝗨𝗧𝗘 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝘃𝘂 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝗶 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗮̀ 𝗟’𝗘𝗫𝗣𝗥𝗢𝗣𝗥𝗜𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡  𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗖𝗔𝗨𝗦𝗘 𝗗’𝗨𝗧𝗜𝗟𝗜𝗧𝗘́ 𝗣𝗨𝗕𝗟𝗜𝗤𝗨𝗘.  Et le 26 octobre 2021, nos locaux ont été détruits par l’AGEROUTE.
 Depuis le 𝟬𝟲 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟭 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂’𝗮̀ 𝗰𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗿, aucune entité n’est entrée en contact avec nous. Nos 𝟮𝟱 𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝘆𝗲́𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗹𝗮𝗿𝗲́𝘀 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗖𝗡𝗣𝗦 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗲𝗻 𝗰𝗵𝗼̂𝗺𝗮𝗴𝗲 𝘁𝗲𝗰𝗵𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗠𝗢𝗜𝗦. Sans mesure d’accompagnement, rien n’est fait dans le but de nous voir reprendre nos activités. Malgré tout, nous sommes dans le contexte de la résolution à l’amiable parce que jusque là nous n’avons pas encore porté 𝗽𝗹𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗟’𝗔𝗚𝗘𝗥𝗢𝗨𝗧𝗘. >
C’est une situation pénible que vivent les travailleurs de E.ECO-BAT. C’est ce qu’a confié Jean Philippe LOHOURI , Directeur Administratif et Financier de l’entreprise, à la Voie Originale : < Comme toute personne qui ne travaille pas, cette  situation est pénible. Nous sommes une entreprise privée .Voilà deux mois que nous ne travaillons pas, nous ne gagnerons rien. L’état de côte d’ivoire ne peut pas nous former et nous jeter à la rue. Mon souhait le plus ardent , c’est qu’on reprenne nos activités et qu’on continue à être utile à notre pays >.  Aucune description disponible.
Dans un souci d’équilibre, la Voie Originale a tenu à entendre toutes les parties prenantes au conflit .
Première partie rencontrée, le lundi 06 décembre 2021, Fidèle SEKA, le secrétaire Général de la préfecture de région, le préfet étant en déplacement .Il dit avoir pris fonction en juillet 2021 , et qu’il ne maîtrise pas le dossier. Il a promis une rencontre avec le préfet le lendemain.
 Deuxième partie rencontrée le même jour, la direction régionale de la construction. Samassi Siaka, collaborateur du directeur régional de la construction, nous informe que la rencontre ne pourrait se tenir parce que son patron a pris sa pause .il demande à l’équipe de reportage de repasser le lendemain .
Troisième partie rencontrée ce même lundi , la direction technique de la mairie . En l’occurrence , Yves Essoh , assistant du directeur technique.
 < M. Oga, qui est un fils, est bien placé pour vous expliquer ce qu’il s’est réellement passé. Ce n’est pas un domaine public .Si c’était sur un domaine public, la mairie serait impliquée .Je ne sais pas ce que l’église catholique et l’ageroute se sont dit >, explique t il .
Cap est immédiatement mis sur l’église catholique. Mme Odile KOUAKOU, la secrétaire du curé, nous fait savoir que l’ordinaire des lieux est en réunion. Après un échange de contacts, elle promet à l’équipe de reportage de lui revenir le soir. L’attente est vaine.  Le mardi 07 décembre 2021 au matin, l’équipe de reportage décidé de la joindre au téléphone.Aucune description disponible.
< Le curé est en déplacement. Actuellement, il n’y a aucun prête disponible sur la paroisse. Ils devraient être de retour. Je vais vous rappeler>, répond – t – elle .
Relançant par la suite, par téléphone, le Secrétaire Général de la préfecture pour savoir si le préfet était présent, SEKA Fidèle nous répond que le préfet pourrait être présent le lendemain..
 Nullement découragée, l’équipe de reportage se rend dans les locaux de la direction régionale de la construction dans l’espoir d’y rencontrer Jacquet Dro, le chef des lieux. Après quelques minutes d’attente, sa secrétaire qui indique que le directeur ne pourra pas recevoir l’équipe de reportage parce qu’il serait en séance de travail .
Elle promet une rencontre après avoir pris les contacts pour fixer un rendez vous quand Jaquet Dro serait disponible. C’est en ce moment précis que le directeur régional de la construction se présente: < Bonjour Messieurs, je suis en séance de travail. Je souhaiterais que l’on puisse se voir après. Ma secrétaire a votre numéro. Nous allons vous rappeler>.Aucune description disponible.
Alors que le séjour à Agboville de l’équipe de reportage prend fin , celle-ci est reçue, dans la matinée, par le premier adjoint au maire, Serge Iritier, dans ses bureaux. Selon ses explications, la mairie n’a pas été associée dans le règlement de l’affaire qui selon lui, relève du domaine privé.
< Lors des discussions, nous n’avions pas été associés. J’ai été témoin de beaucoup de choses, mais officiellement je n’ai pas été appelé. Nous ne pouvons pas toucher le domaine privé sans avoir discuté au préalable avec le privé. Nous avons souhaité, en tant que parrains de nos administrés, être associés au débat. Ce qui n’a pas été fait. Si ton contribuable (église catholique) dit qu’il peut se défendre tout seul, est ce que tu fais son palabre? M.Oga est locataire de l’église catholique qu’Il règle donc son problème avec l’église catholique. L’église catholique a signé sa convention avec l’Ageroute. Moi , je prends acte .Ce n’est pas mon droit de demander à l’église catholique comment elle gère ses locataires ?> , Précise – t – il .Aucune description disponible.
Il est important de le souligner , les services techniques de la mairie d’Agboville reconnaissent a la société E.CO-BAT les travaux de réhabilitation et d’agrandissement de leur siège détruit à hauteur de 69.543.000 FCFA par la délivrance d’une attestation de bonne exécution en date du 17 janvier 2018 .
 Finalement, au moment où l’équipe de reportage achève sa mission , le mercredi 08 décembre 2021, ni le curé de l’église catholique, ni le directeur de la construction n’étaient encore disponible . L’affaire E.CO-BAT serait une patate chaude entre les mains des parties prenantes a ce litige immobilier.
Aucune description disponible.
Source : Voie originale N• 535 du lundi 13 au dimanche 19 décembre 2021.

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