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Les mots du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, sont suffisamment clairs pour ne pas laisser le moindre doute quant à sa détermination à continuer la mission et à faire face à l’adversité. « L’heure est au rassemblement de tous les Maliens, sans exclusif, pour réaffirmer nos positions de principes et défendre notre patrie.

Chaque Malien, chaque Malienne où qu’il se trouve doit se comporter en défenseur des intérêts supérieurs du Mali », lance-t-il d’emblée. Vu la gravité de la situation, Goïta invite ses compatriotes à taire les divisions pour se retrouver autour de l’essentiel, le Mali. « Il est donc temps pour nous, chers Maliens, de nous retrouver, de nous renforcer afin de pouvoir exister en tant que nation. » Goïta se dit attaché à un retour des civils au pouvoir.Peut être une image de une personne ou plus, foule et plein air

Mais il pense qu’il y a des préalables pour ne pas revenir demain refaire la même chose. « L’histoire sociopolitique de notre pays nous a prouvé à maintes reprises qu’il nous fallait impérativement revoir en profondeur le système afin d’éviter un éternel commencement ». Seulement, il n’a pas le sentiment d’avoir été entendu par ses pairs de la communauté qui ont décidé de sanctionner lourdement le Mali. Qu’importe, Bamako portera la réplique. « La cédéao et l’Uemoa se sont assumés, nous en ferons autant », prévient le colonel. Malgré tout, Assimi Goïta se dit ouvert au dialogue. Il espère même que la Cédéao acceptera de faire un examen minutieux de la situation du pays.

Mais dans tous les cas, le Mali affiche une détermination à assumer sa mission, espérant pouvoir compter sur les Maliens. Elle assure avoir pris toutes les dispositions pour l’approvisionnement du pays. Mais pour le moment, l’heure est à la résilience. « Le chemin qui mène au bonheur est une voie dure et très dure. Toutefois, avec courage et dévouement, nous allons y arriver », déclare Goïta.

En Afrique, les appels à l’Union se multiplient, du Mali jusqu’en Éthiopie.  Ces appels concernent non seulement les populations, mais également les pays, car c’est bel et bien le seul moyen pour que des régimes de sanctions aussi stupides que celui instaurer récemment contre le Mali ne servent strictement à rien. Une armée africaine, des États-Unis d’Afrique, un seul peuple africain, une monnaie unique, voilà vers quoi l’Afrique se dirige, et à ce moment-là, ce sera à l’Afrique de décider à qui il peut accorder des visas et non le contraire.Peut être une image de une personne ou plus, foule et plein air

MALI : LES SANCTIONS VONT LIBÉRER LE PAYS !

Aujourd’hui, un régime de sanction n’isole plus, il ouvre de nouvelle porte. Le Mali et son peuple reconnu maintenant dans le monde, principalement chez qui accepte de voir la vérité en place, pour son patriotisme et sa dévotion pour le règlement des problèmes du pays, montre sa colère envers les instances comme la CEDEAO ou l’Uemoa, car en tant qu’Africain, elles n’apportent pas son soutien à un pays comme le Mali. Cela dit, le Mali sait pertinemment que s’il se retire de la CEDEAO, de nouvelles portes s’ouvrent à lui. Dans un premier temps, beaucoup de médias évoquent un bras de fer qui a commencé entre le Mali et la CEDEAO, mais les décisions de ces instances et même de la Communauté occidentale envers le Mali n’apportent évidemment pas l’effet escompté. On pourrait donc se demander si ces instances réagissent réellement en connaissance de cause ou pas ?

En effet, ce régime de sanction qui sert clairement à mettre faire tomber les Autorités maliennes, car ils prennent des décisions allant dans le sens de la préservation de la souveraineté et de l’intégrité du Mali ne toucherait seulement le Mali ? Les médias mensonges français, comme RFI, ont émis l’idée que les sanctions sévères qui sont tombées contre le Mali toucheraient également le Sénégal voisin et la Mauritanie. Dans un de leur article, ils disent que ces mesures devraient aussi avoir des conséquences au Sénégal voisin étant donné que le Mali est son premier client commercial. Chaque jour, des centaines de camions empruntent le corridor Dakar-Bamako sur plus de 1 300 kilomètres.

Un axe stratégique pour le Mali et stratégique pour le Sénégal : l’an dernier, 21 % de ses exportations étaient destinées au Mali, selon l’Agence nationale de la statistique. Ce qui devrait faire réfléchir Dakar quant à sa volonté de vouloir soutenir le Mali ou non. Vient également le tour de la Mauritanie, qui reste un partenaire historique du Mali. La Mauritanie, pour sa part, n’a pas beaucoup d’autres choix que d’aider le Mali, explique un professeur d’économie à l’université de Nouakchott. Elle ne peut pas l’asphyxier, leurs relations et intérêts sont trop étroits, conclut-il. En voulant suivre les directives de l’Occident, qui cherche absolument à instaurer des divisions au sein de l’Afrique, une instance comme la CEDEAO est en train de se mettre toute seule dans un bourbier, croyant vouloir simplement mettre la pression sur les autorités maliennes.Peut être une image de 4 personnes, personnes debout et plein air

L’erreur des occidentaux et en l’occurrence la France et les États-Unis, c’est qu’ils n’ont toujours pas compris qu’un régime de sanction comme celui instaurer par la CEDEAO contre le Mali, poussent justement à l’union au sein du pays, et ouvre la porte à d’autres pays. En Afrique il y a 55 pays, le Mali, et le monde ne tournent pas autour des pays de la CEDEAO ou de l’Uemoa ou encore autour de la France ou des États-Unis.

Le partenariat militaire avec la Russie et l’Iran en est également une preuve flagrante. De plus, qu’est-ce qui peut empêcher Bamako de nouer d’étendre ses relations commerciales avec l’Iran, la Russie, la Chine et, évidemment, d’autres pays d’Afrique ? Un fait surprenant est également apparu, c’est le soutien de la junte militaire guinéenne envers les Autorités maliennes. Ce qui veut dire par exemple que même si Dakar coupe les ponts commerciaux avec Bamako, le Mali pourrait toujours utiliser les ports de Conakry pour continuer ses transactions.

Et le perdant dans l’histoire, c’est bien le Sénégal. De plus, l’Algérie est également un soutien au Mali. Ce qui veut dire en gros que les Occidentaux et leur directive sont la source de la division en Afrique. Et il est temps que cela cesse. L’ère des sanctions sévères visant à isoler les pays est révolue. Les Maliens ont à plusieurs reprises évoqué l’idée que le Mali devrait se retirer de la CEDEAO, mettre dehors les troupes militaires étrangères, renationaliser ses ressources naturelles et aussi sortir du franc CFA. Le Mali est et reste un pays indispensable à bien des égards, et la décision de la CEDEAO est une décision qui pousse le Mali à se libérer et cela va se retourner contre la CEDEAO ou ses maîtres occidentaux.

 

Une Contribution du Géopoliticien Luc Michel

 

 

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