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Hier, Jeudi 23 Juin, le Ministre Justin Katinan Koné, Porte-parole du PPA-CI, à animé le deuxième numéro de la Tribune du PPA-CI au siège provisoire de la plateforme EDS, sis à Abidjan- Riviera Anono.

Pour la deuxième émission du PPA-CI, le Ministre Justin Katinan Koné a donné la position officielle du PPA-CI sur différents sujets qui alimentent l’actualité socio-politique ivoirienne.

A travers l’article du jour, nous abordons, l’epineuse  Question relative à l’inondation à Abidjan.

Pour le porte-parole du parti des peuples Africains- Côte-d’Ivoire, Justin Koné, la récurrence de ces inondations meurtrières procède de causes d’ordre structurel. Malheureusement, le gouvernement donne à ces catastrophes des réponses d’ordre conjoncturel qui s’avèrent inefficace malgré leurs coûts exorbitants pour les contribuables ivoiriens et expliquent également, en partie l’endettement massif du pays. Evidemment, le remède n’étant pas adapté au mal, celui-ci ne fait que s’empirer.

Car dira-il, chaque année, depuis au moins 5 ans, la saison des pluies rime avec inondations assorties de morts d’homme et une très grande désolation parmi les populations abidjanaises. Pour la présente saison, l’on note déjà une douzaine de morts, dont plusieurs enfants, entre le 16 juin et le 21 juin du fait de la pluie.

Notons que le Ministre Justin Koné a présenté les condoléances du PPA-CI à toutes les familles.

« Le PPA-CI s’incline devant la mémoire de tous ces morts, présente ses condoléances à toutes les familles endeuillées et exprime sa compassion à toutes celles et à toutes ceux qui ont été victimes, d’une façon ou d’une autre, de ces tragédies. », a-t-il déclaré.

Poursuivant dans son exposé, le Ministre Justin Koné Katinan, a rappelé la déclaration récente relative aux effondrements des immeubles en constructions ou déjà construits, le PPA-CI avait relevé, fort à propos, que ces effondrements avaient principalement une cause d’ordre structurel. Cette cause est l’engorgement de la ville d’Abidjan du fait de sa surpopulation.

« Les résultats du dernier RGPH confirment la thèse de notre parti. En effet, sur une population globale du pays estimée à 28 millions d’habitants, le district d’Abidjan seul compte plus de 6 millions d’habitants. En d’autres termes, environ 1 ivoirien sur 5 habite à Abidjan qui enregistre, par ailleurs, la plus forte densité de la population. Sur une moyenne nationale de 87hbts/Km2, la densité de la population dans le district d’Abidjan est de 2839hbts/Km2, soit plus de 32 fois la moyenne nationale. Abidjan concentre l’exclusivité des pôles d’intérêts économiques et sociaux du pays. Elle est à la fois pôle politique, administratif, industriel, commercial, touristique, scolaire etc. Elle attire de ce fait une forte population aux conditions économiques si variées que leur prise en compte socialement reste une problématique majeure quasi-insoluble. L’une des facettes de cette problématique est la crise de logement décent. Selon plusieurs études sérieuses, le déficit de logement à Abidjan est de l’ordre de 12 000 par an. Il s’agit ici de logements avec un minimum de commodités. L’estimation concerne les personnes qui ont les moyens d’occuper ces logements s’ils existaient. Mais une très forte partie de la population vit dans les bidonvilles, appelés également habitats spontanés. Dans une étude publiée en 2012 intitulée « Côte d’Ivoire, profil urbain d’Abidjan » le Programme des Nations Unies pour l’Etablissements Humain (ONU-Habitat) estimait déjà que plus 6% de la population vivaient dans les bidonvilles et plus de 52% vivait dans les cours communes. Soit environ 60% de la population d’Abidjan vivait, déjà en 2012, dans des conditions de sécurité sanitaire très précaires. Cette situation sait davantage aggravé du fait de la paupérisation généralisée. Cette étude a également attribué cette triste situation au fait que depuis belle lurette, il n’y a jamais eu véritablement de politique d’habitat social. Dans la réalité, la spéculation foncière étant très forte à Abidjan du fait du déséquilibre entre la demande et l’offre, il est quasiment impossible de réaliser des opérations d’habitats sociaux accessibles aux classes aux revenus modérés. Dans ces conditions la moitié de la population de la ville d’Abidjan, laissée pour compte, se rue vers les habitats spontanés qui poussent partout y compris dans les zones non aedificandi de jure ou de facto.

L’urbanisation incontrôlée de la ville d’Abidjan ne pose pas des problèmes d’ordre social aux seules populations d’Abidjan. Dans une relation de cause à effet, les autres populations ivoiriennes en paient aussi un lourd tribut. En effet, la gestion de cette mégapole tentaculaire nécessite des efforts budgétaires énormes pour en satisfaire les besoins sociaux de base. Ces efforts budgétaires, en termes d’investissements, se font au détriment des populations des autres parties du pays, notamment celle des zones rurales. Il suffit de quitter Abidjan pour constater la disparité frappante et évidente qui se dégage entre cette ville et les autres parties du pays, y compris celles situées dans la ceinture la plus immédiate. Comme un serpent de mer qui se mord la queue, plus l’on investit à Abidjan plus elle attire des populations. Le gouvernement, perdu dans le tourbillon de sa propre politique d’urbanisation d’Abidjan, pour tenir le rythme, est obligé d’offrir des infrastructures de basse qualité qui s’écroulent ou se détériorent à la première averse. Et le scénario reprend encore et encore, comme s’il n’y avait pas d’autre alternative. », a-t-il martelé

En conclusion, le porte-parole du Parti des Peuples Africains- Côte-d’Ivoire, ( PPA-CI) a fait des propositions au régime.

« 𝗣𝗼𝘂𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁, 𝘀𝗼𝗻 𝗘𝘅𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗹𝗲 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗟𝗮𝘂𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗚𝗕𝗔𝗚𝗕𝗢 𝗮 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲́ 𝗹𝗲 𝗰𝗵𝗲𝗺𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝘂𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗮𝗹𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝘀𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝘀𝗲 𝗲𝘁 𝘃𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗲𝗻 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗲𝗿𝘁 𝗲𝗳𝗳𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗮𝗽𝗶𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗮̀ 𝗬𝗮𝗺𝗼𝘂𝘀𝘀𝗼𝘂𝗸𝗿𝗼. 𝗟𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝘂𝘅 𝗲𝗻𝘁𝗮𝗺𝗲́𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲́𝘀 𝗮̀ 𝗹’𝗮𝗯𝗮𝗻𝗱𝗼𝗻 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗺𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗻𝗲 𝘀𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗳𝗮𝗶t 𝗹𝗮 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗿𝗲̂𝘁𝘀 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝘂𝘅 𝗲𝘁 𝗮𝗱𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲. 𝗘𝗻 𝗲𝗳𝗳𝗲𝘁, 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗰𝗮𝗻𝗱𝗶𝗱𝗮𝘁 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟬, 𝗮𝗶𝘁 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲́ 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝘀’𝗶𝗻𝘀𝘁𝗮𝗹𝗹𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗮̀ 𝗬𝗮𝗺𝗼𝘂𝘀𝘀𝗼𝘂𝗸𝗿𝗼 𝗶𝗺𝗺𝗲́𝗱𝗶𝗮𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝗲́𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗲𝘁 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟮 𝗽𝗮𝗿 𝗹’𝗲𝗳𝗳𝗲𝘁 𝗱𝘂 𝗱𝗲́𝗰𝗿𝗲𝘁 𝗻° 𝟮𝟬𝟭𝟮-𝟬𝟮 𝗱𝘂 𝟬𝟵 𝗝𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟭𝟮, 𝗶𝗹 𝗱𝗶𝘀𝘀𝗼𝗹𝘃𝗲 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝘀𝗽𝗲́𝗰𝗶𝗮𝗹 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗲𝗿𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗮𝗽𝗶𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗮̀ 𝗬𝗮𝗺𝗼𝘂𝘀𝘀𝗼𝘂𝗸𝗿𝗼 𝗺𝗶𝘀 𝗲𝗻 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗟𝗮𝘂𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗚𝗕𝗔𝗚𝗕𝗢. 𝗣𝗼𝘂𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁, 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗲́𝘁𝗮𝘁 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲𝘀, 𝗹𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗲𝗿𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗮𝗽𝗶𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗮̀ 𝗬𝗮𝗺𝗼𝘂𝘀𝘀𝗼𝘂𝗸𝗿𝗼 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗼𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻. 𝗘𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝘃𝗮 𝗽𝗲𝗿𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝘂𝗻 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗻𝗴𝗼𝗿𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗱’𝗔𝗯𝗶𝗱𝗷𝗮𝗻. 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗲́𝘃𝗶𝗱𝗲𝗻𝗰𝗲. 𝗢𝗿 𝗰𝗲𝗹𝘂𝗶 𝗾𝘂𝗶 𝗻𝗶𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗲́𝘃𝗶𝗱𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝗻𝗶𝗺𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗶𝗱𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝘀𝘂𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲𝘀 𝗱𝗼𝗻𝘁 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗿𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗼𝗻𝗱𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗯𝗼𝗻 𝘀𝗲𝗻𝘀.
𝗣𝗮𝗿 𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀, 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝗻𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗼̂𝗹𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝘀𝗽𝗲́𝗰𝗶𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘁𝗲𝗹 𝗼𝘂 𝘁𝗲𝗹 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗼̂𝗹𝗲, 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗹𝗲 𝗿𝗲́𝘂𝘀𝘀𝗶𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗯𝗶𝗲𝗻. », a-t-il conclu.

 

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