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À l’ONU et dans l’esprit des diplomates de la plupart des pays concernés par cette affaire, c’est la surprise et la circonspection qui dominent, souligne notre correspondante à New York, Carrie Nooten. Prévenue bien en aval de l’arrestation des 49 Ivoiriens, l’ONU a lancé mardi ses équipes vérifier différentes pistes et incohérences sur place. Mais alors que lundi, le porte-parole de la Minusma Olivier Salgado indiquait dans un tweet que ces militaires faisaient effectivement partie d’« éléments nationaux de soutien » logistique à la Minusma, après avoir épluché les fichiers de personnel, l’ONU en est sûre : ces hommes n’ont pas le statut d’éléments nationaux de soutien, comme l’a stipulé le Conseil national de sécurité ivoirien mardi.

RFI en a eu la confirmation exclusive. Impossible de fait pour New York de déterminer dans quel cadre ces soldats ont été dépêchés à Bamako, ni leur lien contractuel avec la société censée les embaucher, Sahel Aviation Service.

Les armes du contingent transportées dans le deuxième avion n’auraient ainsi, par déduction, jamais été autorisées par les Nations unies non plus. Le ministre des Affaires étrangères malien est actuellement à New York pour un forum sur le développement durable. Il pourrait évoquer ce dossier avec le secrétariat de l’ONU qui, de son côté, est soucieux de préserver la « dynamique positive » mise en place au dernier sommet de la Cédéao.

Source : RFI

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