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En Côte-d’Ivoire, Madame Gnahoua Agnès Balou vient de publier sa toute première publication « Le creuset du savoir ». 

Dans un entretien accordé au Média Panafricain « Newafrica » l’écrivaine Gnahoua Agnès Balou propose aux amoureux du livre et du savoir, un livre de grande qualité, qui émerveillera certainement plus d’un, par son style et par les thèmes qu’elle aborde. Tels que l’échec et la réussite, la vie et la mort, le bien et le mal, etc.

L’écrivaine Gnahoua Agnès Balou nous interpelle et nous invite via son ouvrage à partager son indignation et sa révolte face aux comportements  indignes qui compromettent notre existence sur cette terre des hommes. Car pour elle, pas de doute que tout homme quel qu’il soit, a droit à la vie, a le droit de vivre, comme tout le monde. Parce que sans le droit à la vie, il n’est pas possible de jouir des autres droits de l’homme.

Rappelons que l’écrivaine Gnahoua Agnès Balou est une grande femme de culture très engagé (e) en politique dans son pays, la Côte-d’Ivoire. Titulaire d’un BACCALAURÉAT professionnel G1( Technique administrative), elle a poursuivi ses études supérieures à l’institut national supérieur d’enseignement technique (INSET) d’Abidjan.

Notons que son parcours professionnel impressionnant inspire administration et respect. Outre, elle a exercé les fonctions de secrétaire de direction, puis d’attachée de direction dans divers cabinets ministérielles et au palais présidentiel. Après avoir rendu de loyaux services à l’Etat de son pays, elle est aujourd’hui  à la retraite. Ci-après l’interview de Madame Gnahoua Agnès.

N.A.- Dans un premier temps, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

A.G. – Bonjour monsieur le journaliste. Un réel plaisir de me faire interviewer par vous.

Je m’appelle Agnès Gnahoua Balou. Ivoirienne de nationalité, native de la région du Goh. Mariée, mère de 4 enfants dont 3 filles et un garçon. Grand-mère de surcroît.

N.A.- Pourquoi écrivez-vous ?

A.G.- Juste pour faire passer un message qui consiste à dire  que l’homme a plus de valeur que les gens ne le pensent. On ne doit pas glorifier l’argent et les biens matériels au détriment de l’Homme.

N.A.- Comment vous est venue l’envie ?

N.A.-Depuis combien de temps écrivez-moi ? 

A.G- Depuis le jour où l’envie m’a prise d’écrire (rire).

A.G. -J’écris de temps en temps des poèmes. Mais c’est la première fois que j’ai ecrit un roman.

N.A.- Parlez-nous de votre creuset du savoir. Pourquoi le choix de ce titre ?

A.G.- J’ai choisi ce titre parce qu’il a un sens très profond pour moi.

Le creuset est un récipient donc un contenant. Le savoir est  en fait l’ensemble des valeurs fondamentales qui sont innées. Et cet ensemble de valeurs que moi je nomme savoir attend d’être conquis et acquis par les hommes pour leur propre développement. D’où le titre  « Le creuset du savoir ».

J’invite donc les gens à s’affranchir de l’ignorance en allant à la source du savoir.

N.A.-Quel accueil, le public ivoirien a t il réservé à votre œuvre ?

A.G.- Je vous informe que mon premier agent publicitaire relativement à ce livre est Celui qui donne vie à toute chose. Ceci étant, le livre a été bien accueilli.

N.A.- Quels sont vos rituels d’écriture  ?

Franchement, je ne m’impose aucun rite. J’écris lorsque je suis inspirée.

N.A.-Quand vous écrivez, utilisez vous un ordinateur ou plutôt du papier ?

A.G.-L’outil utilisé la plupart du temps pour écrire est l’ordinateur. Maintenant, lorsque je suis hors de la maison qu’une idée naît en moi, automatiquement je l’accouche sur du papier.

N.A.- Avez-vous des passions en dehors de l’écriture ? Un travail ?

A.G.- Bien sûr que oui ! En dehors de l’écriture ma principale passion c’est d’être en compagnie de mon Créateur.

Je hais la sédentarisation, donc je me donne des occupations pour ne pas rester là à penser à tout et à n’importe quoi.

N.A.-Quels sont vos auteurs favoris, ceux qui vous inspirent ?  

A.G.-A vrai dire, je n’ai pas d’auteurs favoris. Je respecte tous ceux qui apportent une plus value à l’humanité de par leurs écrits. 

 

N.A.-Avez-vous des coups de cœur littéraires ? Des livres qui ont marqué votre jeunesse ?

A.G.- Jeune j’étais attirée par tout ce qui pouvait me permettre d’être libre dans ma tête et dans mon cœur.

C’est en cela que très tôt j’ai aimé le roman intitulé « Germinal » de Émile Zola. J’avais eu un coup de cœur pour le jeune qui s’était révolté par les conditions de vie misérable des mineurs.

Même s’il n’a pas pu réussir son challenge, il a pu oser en réclamant une société plus juste.

N.A.- Pouvez-vous nous résumer votre livre en quelques phrases ?

A.G.- Mon livre parle du bien et du mal, de la réussite et de l’échec, de la vie et de la mort…

Dans le livre j’insiste sur le fait que tout être humain, quel qu’il soit a droit à la vie qui est un droit de naissance. Et personne quelle qu’elle soit n’a le droit d’ôter la vie à autrui. Si quelqu’un le fait,  il le fait par ignorance. Et cette ignorance là, elle est  guérissable si tant est qu’on le désire.

N.A.- Pouvez-vous nous parler de l’univers que vous avez créé dans votre livre ?

N.A.- A qui s’adresse votre livre ?

A.G.- Il s’adresse à tout le monde, pourvu que la personne soit en vie.

N.A. -Avez-vous voulu faire passer des messages au travers votre livre ?

A.G.- Bien sûr. De nombreux messages.

N.A.-Combien de temps avez-vous mis à écrire votre livre ?

A.G.- Six mois.

N.A.- Quels sont vos projets ?

A.G.- Participer un tant soir peu à l’humanisation du monde.

N.A.- Où vous voyez-vous dans quelques années dans le monde littéraire?

A.G.- Je me vois là où Dieu voudra que je sois. S’Il permet que je sois au firmament de la gloire littéraire, je dis amen, amen je reçois. 

N.A.- Quel est donc votre secret pour être si prolifique ? 

A.G.- C’est l’humilité ! C’est vrai cher journaliste, l’humilité rend intelligent. Essayez et vous verrez. Quant à son contraire l’orgueil, il rend bête. L’orgueilleux pense tout connaître donc il refuse d’apprendre.

N.A.- Quel est votre regard sur la littérature africaine en général et ivoirienne en particulier ?

A.G.- Malgré le fait que les littératures africaines aient été longtemps basées sur l’oral, on remarque aujourd’hui l’effervescence des littératures écrites chez des Africains en général et particulièrement des Ivoiriens. C’est une excellente dynamique.

N.A.- Quel conseil pourriez-vous donner aux jeunes qui souhaiteraient suivre vos pas ?

A.G. – Naturellement j’exhorte la jeunesse à aimer la lecture. Car c’est l’amour pour la lecture qui peut éveiller leur conscience. Lorsqu’on lit beaucoup, on apprend beaucoup.

Un entretien réalisé par Guillaume Sekane.

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