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Moscou accuse Kiev d’avoir piégé des installations de stockage de déchets radioactifs et chimiques à Konstantinovka

La Russie multiplie ses mises en garde contre des attaques ukrainiennes contre des sites sensibles, contenant des substances chimiques ou radioactives pour les attribuer à ses forces et ses alliées, surtout dans les zones de Donetsk où se concentre actuellement l’essentiel des batailles.

Elle a accusé ce samedi 23 juillet les forces ukrainiennes d’avoir piégé des installations de stockage de déchets radioactifs et chimiques à Konstantinovka, dans le but de les faire exploser lors de leur retrait, et d’accuser les forces russes de le faire.

Konstantinovka est une ville industrielle de l’oblast de Donetsk, située sur la rivière Krivyï Toretsk, à 58 km au nord de Donetsk. Elle fait l’objet d’une offensive russe destinée à en déloger les militaires ukrainiens.

« Des extrémistes ukrainiens à Konstantinovka ont piégé des installations de stockage de déchets radioactifs et chimiques dans une entreprise de production de premier plan », a déclaré le chef du Centre de surveillance de la défense nationale russe, Mikhail Mezintsev.

Le responsable russe a noté que « les autorités de Kiev prévoient ainsi une nouvelle provocation dans une installation dangereuse, afin d’accuser l’armée russe de créer une prétendue contamination radioactive dans certaines régions d’Ukraine ».

Selon le site d’information russe sur Telegram, Instel Slava Z, l’artillerie russe a détruit ce samedi les positions ukrainiennes à Konstantinovka et Toretsk.

Résultats des attaques contre Kramatorsk, Konstantinovka et Bakhmut

Des combats font rage dans cette ville ainsi qu’à Kramatorsk, Artemovsk et Bakhmut, selon le site russe.

Le lundi 18 juillet, les forces armées russes ont atteint le point de déploiement temporaire de mercenaires de la « Légion étrangère » ukrainienne à Konstantinovka jusqu’à 250 combattants étrangers, sept véhicules blindés et 12 véhicules spéciaux ont été détruits, selon les médias russes.

Ces derniers avaient indiqué la semaine passée que les troupes alliées ont occupé un tronçon de l’autoroute Konstantinovka-Avdeevka près du village de Kamenka citant le colonel du ministère de l’Intérieur de la RPL, Vitaly Kiselev.

Craintes d’une attaque contre la centrale nucléaire de Zaporojié :

À noter que le 21 juillet, Moscou avait révélé par la voix de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, que les forces armées ukrainiennes ont lancée le 18 juillet, une attaque sur le territoire de la centrale nucléaire de Zaporojié.

Elle a précisé que la frappe en question a été effectuée à l’aide d’un drone « à proximité immédiate » de cette centrale, située dans cette région ukrainienne sous contrôle de l’armée russe.

Le jour même, l’opérateur ukrainien de l’énergie nucléaire déclarait que la Russie stocke des armes lourdes et des munitions sur le site de la centrale de Zaporojié. Selon Energoatom, au moins 14 unités de matériel militaire lourd avec leurs munitions seraient ainsi stockées dans la salle des machines du réacteur n° 1 de la centrale, la plus grande d’Europe.

Le 23 avril, Moscou a accusé les États-Unis de préparer de nouvelles provocations, dans le but de rendre l’armée russe responsable de l’utilisation d’armes chimiques, biologiques ou nucléaires en Ukraine.

« Le ministère russe de la Défense dispose d’informations sur la préparation de provocations par les États-Unis dans le but d’accuser les forces armées russes d’utiliser des armes chimiques, biologiques ou nucléaires », avait alors déclaré Igor Kirillov, commandant des forces de défense radiologique, chimique et biologique de l’armée russe.

Le président américain Joe Biden avait précédemment nié que son pays possédait des armes biologiques et chimiques en Ukraine, et expliqué que les accusations russes contre son pays étaient un « signe » de l’intention de la Russie d’utiliser de telles armes.

Source : Press TV

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