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PARTI DES PEUPLES AFRICAINS-CÔTE D’IVOIRE 

PPA-CI

Camarade Dominique BESSE

SECRÉTAIRE NATIONALE TECHNIQUE CHARGÉE DE L’ÉCOLOGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT    

Candidate à l’élection de la Présidente de la Ligue des Femmes

 BON A SAVOIR : 31 JUILLET  2022 JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME AFRICAINE

 Camarades militant(e)s

 INTRODUCTION

La journée internationale des femmes africaines appelée aussi journée panafricaine des femmes est célébrée chaque année le 31 juillet en guise de reconnaissance des contributions et des réalisations des femmes africaines au développement et à la libération de l’Afrique

 

I-ORIGINE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME AFRICAINE

• C’est le 31 juillet 1962, à Dar es Salaam(Tanzanie), qu’a l’initiative d’Aoua KEITA première femme député malienne, que des femmes des quatre horizons du continent africain se sont réunies pour la première fois et ont créé la première organisation de femmes, dénommée « la Conférence des Femmes Africaines (CFA) ;

 

• Douze années après la création de la CFA, les femmes se sont réunies à nouveau le 31 juillet 1974 à Dakar, Sénégal, lors d’un congrès pour mettre sur pied une organisation encore plus représentative, dénommée Organisation panafricaine des femmes-OPF (PAWO en anglais) ;

Depuis lors, la journée du 31 juillet est consacrée officiellement par l’ONU et l’OUA(UA)comme Journée internationale de la femme africaine (JIFA)

Cette journée panafricaine des femmes est célébrée et observée dans toutes les capitales des États membres de l’UA, avec des programmes nationaux et différentes activités. 

II-OBJECTIFS

II-A Objectif de la création de l’Organisation Panafricaine des Femmes (PAWO)

Le but de ces femmes était, malgré les différences ethniques et linguistiques,

• Unir les forces et conjuguer les efforts

• Travailler en synergie autour d’un idéal commun.

• Contribuer à l’amélioration significative des conditions de vie de la femme africaine et à son émancipation.

• Promouvoir les initiatives des femmes en Afrique

• Créer une organisation qui garantirait une participation totale et efficace des femmes au développement politique, économique et social dans les Etats membres africains en particulier, et au niveau international en général.

 

II-B Objectif de la journée du 31 juillet

La journée du 31 juillet consacrée à la femme africaine est une occasion de :

▪ Faire l’état des lieux des conditions de vie de la femme africaine afin de prendre des résolutions qui visent à les améliorer.

 

▪ Faire un bilan sur les progrès et les lacunes en matière de promotion des droits des femmes en Afrique.

 

▪ Évaluer les progrès réalisés dans la poursuite des objectifs

 

▪ Faire le bilan de l’effectivité des droits des femmes en Afrique.

 

III- LE THEME DE L’ANNEE : Vers la Décennie des femmes africaines : réaliser le capital humain des femmes à travers un développement social et économique accéléré, la lutte contre le fléau de la violence et de l’insécurité alimentaire, et à travers la bonne nutrition sur le continent africain ».

 

IV – LES AVANCEES DANS LA LUTTE DES FEMMES AFRICAINES POUR LA DEFENSE DE LEURS DROITS

 

De 1974 à nos jours, les droits des femmes en Afrique semblent connaitre une évolution majeure.

A l’instar de la communauté internationale, les Etats africains ont adopté, dans le cadre de l’OUA, actuelle UA, de nombreux instruments régionaux dans le but de protéger les femmes. Il s’agit entre autre :

✓ Au plan régional

• Du protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique, communément appelé « Le Protocole de Maputo », adopté le 11 juillet 2003 par l’Union Africaine à Maputo, au Mozambique et entré en vigueur en novembre 2005.

 

• De la Déclaration Solennelle pour l’Egalité de Genre en Afrique adopté par les Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres de l’Union africaine, en Juillet 2004 à Addis Abeba (Ethiopie)

 

• De la Charte africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance adopté le 30 janvier 2007,

 

• L’Acte additionnel relatif à l’égalité de droits entre les femmes et les hommes pour le développement durable dans l’espace CEDEAO, adopté le 19 mai 2015

✓ Au plan national

En Côte d’Ivoire, le principe de l’équité entre hommes et femmes est reconnu dans la Constitution du 1er Août 2000.

Art2 al2 et art7 al2 de la Constitution ivoirienne

 

• La loi N° 2019-870 du 14 octobre 2019, institue des mesures favorisant la représentation de la femme dans les Assemblées élues en augmentant ses chances d’accès auxdites Assemblées.

 V-LES PERSPECTIVES

 Malgré tout cet arsenal juridique aussi bien laborieux que propice pour assurer une effectivité des droits des femmes, ces dernières font encore l’objet de nombreuses discriminations émanant de considérations socio-culturelles, mais aussi parfois des lois nationales.

Les femmes sont toujours sous représentées dans les instances de décisions, les principales victimes des violences basées sur le genre etc….

 Il est donc urgent et important de rallumer la flamme des femmes africaines qui ont été à l’origine de la JIFA et relever les nombreux défis

▪ Défi du développement de leurs capacités en vue de parvenir à leur épanouissement total et à leur dignité

▪ Défi de la promotion et le maintien des programmes de responsabilisation des femmes.

▪ Défi de l’engagement, du dévouement et du leadership des femmes et des filles africaines dans tous les domaines (économique, social, politique   etc…… )

▪ Défi de la promotion et la défense de leurs droits sur le continent

 Conclusion

Le 31 juillet, une date à retenir et à inscrire dans l’agenda des acteurs de promotion des droits des femmes 

 Journée internationale de la femme africaine (JIFA) : est une occasion

 ❖ Pour se rappeler que les femmes Africaines ont joué à des époques différentes, un rôle important dans la vie politique de leurs pays.

 ❖ Pour rappeler à nos

 ❖ Pour rappeler à nos responsables des organes et structures dirigeants des partis politiques, la nécessité d’intégrer dans les habitudes, la notion « d’au moins 30 % de femmes » au cours des nominations au sein des organes et instances, afin d’avoir le maximum de femmes car nul n‘ignore l’engagement sans faille de ces dernières

 Camarade Dominique BESSE

Ingénieure- Experte Genre et Développement

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