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PRETENDUE GRACE ACCORDEE PAR OUATTARA A GBAGBO: CHRONOLOGIE D’UNE IMPOSTURE A DES FINS POLITIQUES

Acculé sur la scène internationale avec la triste réputation de destabilisateur numéro un de la sous-région Ouest-Africaine et vomi par l’écrasante majorité des Ivoiriens après l’échec patent d’une politique dite « d’émergence » qui n’aura été qu’une vaste escroquerie profitant à l’enrichissement illicite de son clan, Alassane Ouattara vient une fois de plus, d’étaler à la face du monde entier, son obsession quasi maladive pour le faux et la manipulation. En effet, depuis quelques heures, suite à son discours prononcé le 6 Aout 2022 à la faveur de la fête nationale d’indépendance, le monde se fait l’écho de la « grâce présidentielle » que celui-ci a accordé à l’ancien Président Ivoirien, Laurent Gbagbo. Une information reprise en boucle en Côte d’Ivoire et à l’Etranger, notamment dans une certaine presse, avec une forme de jubilation qui trahit de fait l’agenda (geo)politique à l’origine d’une décision n’ayant pourtant aucun fondement juridique… En effet, de quoi est-il question ? Il est important que les Ivoiriens ouvrent bien les yeux pour lire ce qui va suivre et analyser à la lumière de ces éclairages la trajectoire singulière d’Alassane Ouattara dans le paysage politique Ivoirien depuis 30 ans. Une trajectoire frappée des sceaux du mensonge, de la violence et de l’intrigue permanente. Cette « grâce présidentielle » ne repose, en effet, sur rien au plan juridique. Il est aujourd’hui de notoriété publique que Laurent Gbagbo envoyé à la CPI le 30 Novembre 2011 par Alassane Ouattara lui même, au motif que, selon lui, « les juridictions Ivoiriennes étaient incompétentes pour le juger en Côte d’Ivoire », a été définitivement acquitté par la Cour Pénale Internationale le 31 Mars 2021 et innocenté de l’ensemble des charges retenues contre lui y compris celles ayant été à l’origine de la condamnation fantaisiste et inopportune prononcée en 2018 par une justice Ivoirienne subitement redevenue compétente pour juger des faits qui étaient pourtant déja jugés à la CPI qui a totalement blanchi Laurent Gbagbo… Beaucoup d’Ivoiriens, qu’ils soient juristes ou non d’ailleurs, s’interrogent encore aujourd’hui sur les éléments de preuve apportés contre Laurent Gbagbo dans cette fameuse affaire de la « casse de la BECEAO » tant la volonté d’Alassane Ouattara de broyer ses adversaires politiques et toute forme d’opinion dissidente a semblé guider l’action de la justice Ivoirienne contre de nombreux Ivoiriens au mépris des règles élémentaires fondant l’Etat de droit. De plus, peu d’Ivoiriens le savent mais Laurent Gbagbo, en sa qualité d’ancien Chef de l’Etat ne pouvait, comme Ouattara le savait lui même, être jugé par les tribunaux ordinaires de Côte d’Ivoire. Il aurait fallu une Cour spéciale constituée à cet effet. Sauf que ladite Cour n’existait pas au moment de ce procès injustifié… De quel crime Ouattara veut-il donc gracier aujourd’hui Gbagbo vu que ce dernier est innocent ? Ou bien Ouattara ne reconnaitrait il plus la CPI ? Lui qui pourtant jubilait à l’idée « dy enfermer pour toujours » un adversaire politique devenu genant à l’exercice d’une mandature illégitime et illégale, issue d’une fraude électorale massive en 2010 et qui se poursuit aujourd’hui aux yeux des Ivoiriens et de la Communauté Internationale en violation flagrante de la Constitution Ivoirienne.. Car au delà de cette n-nième forfaiture de Ouattara, traduite par une annonce en « fanfare » de cette « grâce présidentielle », c’est tout le parcours et la personnalité de l’homme qui posent problème aujourd’hui… En réalité, Ouattara est aujourd’hui un homme fragile, dépassé par le rejet de la population Ivoirienne, de l’Afrique et les bouleversements mondiaux, qui s’accroche desespéremment à toutes les occasions qui pourront apporter à son régime la légitimité et la reconnaissance que les Ivoiriens ne lui ont jamais accordé. L’Histoire est bien trop récente pour que les Ivoiriens se laissent , en effet, émouvoir par cette « grâce présidentielle” qui n’est rien d’autre qu’une indigne manoeuvre politique s’inscrivant dans la logique d’un vaste complot international dont la finalité n’aura été que de  » neutraliser » Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara est celui-là même dont le parcours politique s’est structuré par opposition frontale aux lois de la République Ivoirienne ainsi qu’à la cohésion multiculturelle des populations vivant en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara est celui là même par lequel des jeunes Ivoiriens ayant combattu pour lui leurs frères et soeurs des autres regions du pays se retrouvent en exil forcé. Alassane Ouattara est celui là même qui aura provoqué l’effondrement de la justice Ivoirienne et des libertés individuelles ployant sous une repression aveugle et inédite dans toute l’Histoire de la Côte d’Ivoire. Que vaut donc cette « grace présidentielle » infondée et accordée par un dictateur ? Rien du tout…

Une contribution de Ali Diarrassouba

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