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Selon la sagesse populaire « Celui qui a une maison en verre ne doit pas être le premier à lancer la pierre aux autres ». Hélas, la sagesse n’étant pas toujours corrélée au nombre d’années, Ouattara l’a sans doute ignoré au moment où il s’approchait « gaillardement » du pupitre de l’ONU, avec dans son coeur le secret espoir de « régler son compte » au Mali sous les acclamations de « sa » très chère communauté internationale qui l’avait annobli en 2011.

Eh ben, mal lui en a pris… C’est, en effet, devant de nombreux sièges vides et et une audience fortement clairsemée , oscillant entre indifférence et boycott, qu’Alassane Ouattara s’est exprimé dans une ambiance de fin de règne pour un Dictateur vomi par la Communauté Internationale et humilié par ses « enfants », les impétueux Colonels du Mali…

Au delà des discours qui ont été tenus par les parties prenantes dans une confrontation digne des plus grands combats de boxe de l’Histoire avec des mots aussi retentissants qu’un K.O. technique, c’est toute la question du respect des textes et, par ricochet, de la Democratie qui s’est, en réalité, posée à l’ONU.

En cela, Ouattara , ancien  » enfant chéri » des élites mondialisées, devenu en 2020 l’égérie des 3ème mandats anti-constitutionnels en Afrique, n’aura été que la boite de pandore…

En vérité, le « Grand Technocrate » bercé par l’illusion d’un pouvoir acquis frauduleusement en 2011 avec le soutien actif et zélé de la France n’a pas vu le monde changer en 10 ans. Il n’a pas compris que les lunettes d’appréciation de la Crise Ivoirienne, chez beaucoup d’acteurs de la scène internationale, s’étaient davantage précisées à la faveur des grands bouleversements qui affectent l’évolution du monde si bien qu’aujourd’hui la « légitimité » d’Alassane Ouattara ne vaut que dans les yeux de la France seule.

Une situation ubuesque qui n’est pas sans rappeller l’adage qui dit que « Qui s’assemble se ressemble »… Un adage qui releverait de la simple formule s’il ne traduisait pas la réalité de l’attelage boiteux que forment aujourd’hui Alassane Ouattara et la France dans le monde. Le premier est vomi par son peuple et la Communauté Internationale qui découvre aujourd’hui l’ampleur de l’imposture de son parcours politique en Cote d’Ivoire après des decennies de manipulations Françaises quand la seconde accablée par une myriade de fléaux sociaux internes, la perte de son influence en Afrique et les effets collatéraux de sa  » bravarde Ukrainienne » s’enfonce chaque jour un peu plus dans le Tiers-mondisme qui lui tend des bras vengeurs sur fond de contentieux post-colonial… Ainsi, tel un attelage auquel la noyade est promise, Ouattara s’accroche à la France pour prolonger ses jours, comptés, à la tête de la Côte d’Ivoire autant que la France s’accroche à lui en Côte d’Ivoire, au mépris de la Constitution Ivoirienne et de la Démocratie qu’elle proclame dans le monde, pour sauver ce qu’il reste de son influence en Afrique.

C’est cela la triste réalité qui n’échappe d’ailleurs à personne sur la scène internationale. C’est donc un Ouattara malmené, ridiculisé et démystifié qui nous a été donné de voir à l’ONU.

En vérité, la « puissance » de Ouattara a disparu depuis bien longtemps à l’image de celle de ce personnage de l’Histoire Africaine, Soumangourou Kanté, qui s’etait volatilisé dès que le secret de sa puissance eut été découvert…

A ce rythme, on se demande bien si Ouattara n’est pas lui-même devenu le fruit mûr qu’il se vantait de cueillir lors d’une interview accordée en pleine crise post-électorale à l’Hotel du Golf aux médias Français qui l’avaient fait « roi de Côte d’Ivoire » contre la volonté du peuple Ivoirien. Seul l’avenir le dira…

Une Contribution de Kouassi Kouassi GERARD.

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