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La session extraordinaire du Secrétariat Général du Parti des Peuples Africains- Côte-d’Ivoire en abrégé (PPA-CI) s’est tenue ce lundi 17 octobre, de 13 heures à 17 heures 30, à la salle Lougah François du Palais de la Culture d’Abidjan-Treichville

 

Cette session extraordinaire du secrétariat général du PPA-CI a été présidée par Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire. 

A cette réunion,  le Président du PPA-CI a abordé plusieurs sujets touchant à la vie de la nation. Parmi ses sujets, la question des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali, l’arrestation de l’activiste de la société civile, Madame Pulcherie Gbalet, l’école ivoirienne et enfin la vie de son parti. Ci-après le discours du Président Laurent Gbagbo.

« Merci Oulaye Hubert. Merci Damana Pickass pour ton rapport succint et clair. Merci chers camarades.Toutes les camarades, tous les camarades, jeunes, qui sont venus, je vous dis merci. Aujourd’hui, je resterai assis parce que j’ai été malade, pendant une semaine, et je ne suis pas encore totalement rétabli. Je vais donc parler assis.

Je voudrais également saluer les amis camerounais présents dans la salle. Ils ont été d’un soutien total et sans faille. Je ne sais comment les remercier. Je sais que la lutte que nous menons ici est la même qu’ils mènent, mais les camerounais ont été exceptionnels. Il fallait les voir dans les manifestations à la Haye, à Paris. Chers frères, je vous salue et je vous remercie. Nous nous verrons, avant votre retour, et nous échangerons .

Quand nous nous étions retrouvés ici, en août de l’année dernière, j’avais dit qu’il fallait convoquer un congrès ordinaire parce que je n’aime pas trop les histoires et polémiques. A cette occasion, j’avais udemandé de contouner l’obstacle. Nous l’avons ainsi contourné et nous avons créé le PPA-CI, le 17 octobre 2021. Aujourd’hui, le Parti a un an et nous sommes venus faire le point. Quand quelque chose est nouveau, on ne sait jamais comment le conduire et le mener. Au Congrès constitutif du 17 octobre 2021, on se posait tous la question d’abord de qui viendrait ? Premier problème de droit. Sur qui prélever l’argent, qui allait servir à payer la salle ? Qui allait venir ? On a eu des petits problèmes comme ça. Bon finalement nous avons payé la salle, nous avons fait le congrès et nous avons mis en place nos structures. Le Secrétaire Général vient de nous faire le point. C’est bien. Il a dit les faits et moi je dois dire la raison de ces faits.

Pourquoi, alors qu’on ne faisait pas dans l’ancien Parti, nous nous acharnon à faire les élections des Secrétaires Généraux des Comités de base. C’est tout simplement parce qu’il n’y pas de demi-démocratie. Ou nous sommes démocrates, ou nous ne le sommes pas. On ne peut pas avoir dans un Parti, les uns, les autres et etc…Non non non. Dans un Parti, on est tous logés à la même enseigne. Si les fédéraux sont élus démocratiquement, les Secrétaires de sections doivent également être élus démocratiquement et les Secrétaires de Comités de bases doivent l’être également. Nous nous sommes bonifiés. Nous avons décidé de mettre les élections à tous les niveaux de désignations. C’est ce que nous avons commencé à faire. Évidemment, comme on est pas habitué à cette pratique en Côte d’Ivoire, ça nous a créé quelques problèmes. Mais on commence à s’habituer. Le Secrétaire Général vous a donné les chiffres, on commence à s’habituer et il faut qu’on s’habitue à faire les élections partout. Comme ça, demain, ceux qui vont vouloir être Députés, Maire, ils ne seront pas surpris par le fait électoral. On va lui dire, tu veux être Député, va être candidat. Tu seras élu ou tu ne le seras pas. Si tu n’es pas élu, tu retournes à la maison, mais si tu es élu, tu es élu. Il faut qu’on s’habitue à la pratique électorale. Donc pour toutes les structures de base, il faut qu’on s’habitue aujourd’hui à l’expression démocratique.

Camarade Secrétaire Général, continue l’implantation, continue. La commission électorale doit elle aussi continuer. Elle doit organiser les élections. Il faut que notre Parti soit un laboratoire où nous donnons aux ivoiriens l’habitude de la démocratie, des élections. Vous allez voir, les autres, progressivement, vont prendre exemple sur nous. Vous verrez dans 05 ans. Il faut que nous soyons le laboratoire de cette démocratie interne.

Mais il n’y a pas que ce fait. Il y a beaucoup de problèmes qui nous encerclent et qu’il nous faut régler. Mais tranquillement.

Quels sont ces problèmes qui nous encerclent? Les problèmes sociaux. Tout à l’heure, on a cité le cas des étudiants que j’avais soulevé, et Dieu merci, le gouvernement m’avait entendu. Il ne faut jamais dire que vous êtes en politique, ce problème est trop évident, ils vont voir ça. Nooon hein, il faut en parler. Parce que les problèmes, les plus évidents, c’est eux même qu’on ne voit pas, ou bien c’est eux que les autres font semblant de ne pas voir. Donc si vous voyez un problème, parlez-en, soulevez le. Si vous avez la chance, ils vont régler. Si vous n’avez pas de chance, ils ne vous entendront pas, ou alors, ils entendront et feront semblant de ne vous avoir pas entendu. Mais il faut continuer à en parler. Pour ça, j’avais dit merci au Gouvernement, parce qu’il n’est pas digne qu’en Côte d’Ivoire, les étudiants aillent dormir sous les bancs des amphithéâtres. Ce n’est surtout pas digne, pour cette université là. On ne pouvait pas se taire sur ça. Nous sommes nombreux à avoir fait l’école dans cette université. Mais si nos aînés avaient vécu comme ça, si nous même avions vécu comme ça, il y a plein de cadres qui n’auraient pas été formés. Nous avons donc bien fait d’en parler, le Gouvernement a bien fait aussi d’ouvrir les cités. Maintenant veillons à regarder pour voir qu’effectivement les lits et les matelas sont donnés. Moi j’ai peut-être une réaction de père, mais mon fils Michel, qui est aujourd’hui Député, était étudiant dans cette université. Il était cambodgien. Maintenant on dit ils sont des Kosovo. Sinon Michel était cambodgien, c’est à dire qu’il se débrouillait avec ses copains. Un père, voyant cela, ça lui laisse quand même un souvenir. Surtout quand il est devenu Chef d’Etat. Nous autres on avait pas d’alternatives que de dormir en cités. On avait des amis dont les pères étaient assez bien pour avoir des appartements à Cocody. Donc au lieu d’avoir une chambre en cité, on leur louait des appartements et ils venaient nous rejoindre. Et le soir, ils retournaient dans leurs appartements. Mais nous si on avait pas de chambres, on allait aller dormir et étudier où ? Il y a tout ça qui fait que je suis très sensible à ces questions parce qu’il y a encore beaucoup d’enfants, de pauvres et très pauvres, qui seront perdus, pour les études, s’ils n’ont pas de chambres en cités universitaires.

Et puis il y a les libertés. J’avais parlé de Pulcherie Gbalet, une dame que je n’ai jamais rencontré personnellement, avec qui je n’ai pas discuté, mais qui est encore en prison. Pourquoi ? Il faut poser des questions et chercher à obtenir des réponses. Pourquoi cette dame est encore en prison ? Une dame qui milite parce que la vie est chère, pourquoi est-elle encore en prison ? Quand une personne est mise en prison et qu’on ne donne pas des justifications claires, il y a quelque chose qui est louche. La prison n’est pas une réponse politique à un problème politique posé. Non, moi j’ai été président pendant 10 ans, qui est-ce que j’ai mis en prison ? Qui ? Parce que c’est là le problème. Vous arrêtez quelqu’un et vous le mettez en prison, pourquoi ? Parce que vous n’êtes pas d’accord ? Dans la vie, quand vous marchez à Abidjan, les gens avec qui vous n’êtes pas d’accord sont nombreux…Rires…Donc ce sont pour des choses comme ça, qu’on fait la politique. Pour améliorer l’existence des êtres humains. Il y a toujours quelques gens qui sont courageux, qui sont devant. C’est notre cas, nous sommes devant mais ça ne veut pas dire que nous sommes plus justes que les autres. Mais au moins nous parlons plus que les autres. Et on est pas d’accord quand on met les gens en prison comme ça. Et on le dit. Beaucoup sont d’accord avec nous mais qui ne le disent pas. Quelques fois nous passons pour des héros et des braves. Mais on dit non, il ne faut pas mettre les gens en prison.

Depuis que je suis venu, sortant de prison, moi-même, je demande qu’on libère les prisonniers. C’est logique parce que je sais que la prison n’est pas bonne. D’où je viens, je sais que ce n’est pas bon. Donc je ne veux pas que quelqu’un soit dans les conditions qui ne sont pas bonnes. Mais je semble ne pas être trop entendu. C’est vrai qu’on a libéré Abehi et Vagba, ils sont deux, on avait libéré quelques civils aussi, mais il faut que notre Parti soit, sur ce point, un pôle de libertés aussi. Nous devons réclamer, sans cesse, la libération de ceux qui sont en prison pour des raisons politiques. Au temps de Périclès, les grecs ont formalisé le débat politique, c’est à dire les chaînes de contradictions, c’est à dire l’exposé des contradictions. C’est ce qu’ils ont appelé la démocratie. Mais si des gens qui ont vécu dans la nuit noire des dictatures, arrivent à un moment où ils décident de créer la démocratie, c’est à dire qu’il faut qu’on expose publiquement nos contradictions, sans que pour autant quelqu’un d’entre nous encourt des peines, c’est qu’ils ont réfléchi. Et ça a quitté la Grèce, ça atteint Rome. Rome, la capitale du monde à l’époque. Et ça continue jusqu’aujourdhui. Ça a atteint le monde entier, c’est qu’il y a du bon dedans. Comment ça se fait que nous, les africains, disons que ce n’est pas bon, alors que les autres avancent avec ça ? Alors réfléchissons un peu. A part deux ou trois pays, les pays les plus puissants du monde exposent leurs contradictions. Et c’est sur ce continent ici , dès que tu ouvres la bouche, on te met en prison. Pardon, ayons honte. Donc je m’inscris toujours en faux contre cette idée d’étouffement des libertés. Moi, à force d’étouffer mes libertés, on m’a rendu grand et célèbre. Mais je dis que je ne suis pas d’accord. Tu m’arrêtes, tu me mets en prison, mais je continue de dire là-bas que je ne suis pas d’accord. Mais tu vas faire quoi ?

Un jour, j’échangeais avec Amani N’guessan au téléphone, il me rendait compte des activités à Bouaké, car c’est lui qui gérait Bouaké. Il me dit Laurent, attends hein, je vois des gendarmes venir là, peut-être qu’ils viennent me rendre compte d’un problème. Je dis bon, je vais raccrocher quand tu vas finir de parler avec eux tu me rappeles. On raccroche. 30 – 40 minutes après, je ne vois plus Amani et il ne m’appelle pas. Je rappelle là-bas, on me qu’ils ont arrêté Amani et qu’ils sont partis avec lui. Mais ça ne l’a pas empêché d’être Ministre. Ce que je veux dire, c’est que si au moins, les arrestations bizarres avaient un impact positif, pour leurs auteurs, je pouvais dire bon peut-être qu’ils gagnent quelque chose en arrêtant. Mais vous nous arrêtez et vous ne gagnez rien avec ça.
Au contraire, on continue de dire qu’on est pas d’accord avec vous. Malgré ça, vous continuez. Mais vous allez où ?

Mes chers amis, il faut qu’on s’arme pour la lutte pour la démocratie. Il faut qu’on prenne courage.

Regardez aujourd’hui la Guinée, le Burkina-Faso, le Mali où il y a eu des coups d’Etats. Mais ce sont 03 pays francophones parce que nos deux seuls voisins, à nous, où il n’y a pas eu de coups d’Etats c’est le Liberia et le Ghana, qui sont deux pays anglophones. Les 03 pays où il y a eu des coups d’Etats, ce sont des pays francophones. Mais il faut que la francophonie s’interroge. Pourquoi nous, francophones, sommes sujets aux coups d’Etats. Pourquoi ? Rien n’arrive sans explications. L’explication, on l’a ou on ne l’a pas, mais elle existe. J’avais déjà dit, une fois que je parlais à Mama, le coup d’Etat militaire existe mais il y a aussi le coup d’Etat civil. Et ça le Premier ministre malien l’a bien dit à l’ONU, il a dit c’est l’art de se dribbler en gardant le ballon…Rires… Mais je veux dire, tout ça ce sont des coups d’Etats. Et si on ne regarde que des coups d’Etats militaires, sans regarder des coups d’Etats civils, on ne va pas comprendre pourquoi il y a des coups militaires. Parce que les coups militaires sont souvent des réponses aux coups d’Etats civils. Si la constitution dit que tu as 02 mandats à faire, fais-les et va t’asseoir. Il y a une chose que je ne comprends pas, il y en a qui disent que je n’ai pas finis mon programme. Mais tu ne peux pas finir. Les programmes que vous concevez, leurs conséquences et les conséquences de leur conséquences sont longues. Donc si vous voulez attendre de finir les conséquences des conséquences de vos programmes, vous allez rester toute votre vie au pouvoir. Et en le faisant, c’est la dictature. Donc c’est pas la peine d’être au pouvoir toute la vie.

Il faut demander au Président Assimi Goita de penser à sa fraternité d’armes, à ceux qui sont en prison là-bas, que certains appellent des frères d’armes, d’autres des mercenaires. Mais surtout, surtout, il faut que le Président Faure du Togo, qui est accepté comme médiateur, par les uns et par l’autre, redouble d’efforts. Il faut qu’il redouble d’efforts et comprenne que ceux là sont des envoyés. Ils sont des envoyés et c’est celui qui envoie qui a la plus grande responsabilité. Oui, celui qui envoie, c’est lui qui a la plus grande responsabilité. Quand tu envoies, tu dois pouvoir dire clairement, si ça tourne au vinaigre, pourquoi tu as envoyé un tel, pour faire quoi, dans quel délai, et clairement. Donc sur ça, je voudrais, que nous, ici au PPA-CI, on puisse, dans les mois prochains, envoyer une ou trois délégations en Guinée, au Mali et au Burkina Faso pour s’informer et nous informer sur place. Une fois, comme nous n’avons pas les manettes de l’exécutif, on peut rien faire d’autres , au moins on comprendra. On comprendra ceux qui disent qu’ils sont mercenaires, on comprendra ceux aussi qui disent qu’ils sont soldats. Si nous pouvons, oui si nous pouvons, nous demanderons que celui qui est envoyé ne subisse pas un sort plus lourd que celui qui a envoyé.

Donc voilà ce que je souhaitais vous dire un peu aujourd’hui. Il nous faut continuer à travailler. Secrétaire Général, Président exécutif, continuons à implanter le Parti. Il faut que d’ici la fin de cette année, nous ayons fini l’implantation. Il faut que d’ici là fin de cette année, nous ayons achevé les élections des Secrétaires généraux de comités de base, de sections, des fédérations et des membres du comité central. Il faut que les deux Ligues fassent également les élections. Quand à moi, je vais m’assurer que les deux femmes que j’ai nommées à la tête de la Ligue des Femmes et des Jeunes ne restent pas dans la nature. Mais elles ne vont pas faire comme quelques CEI que je connais en organisant des élections et être en même temps candidates. Donc je compte sur vous mesdames.

Il faut également que le Vice-Président Georges-Armand Ouégnin continue sa lutte pour notre intégration à la CEI. Il n’est pas normal qu’on continue à regarder cette injustice prospérer. J’espère que c’est une erreur comme le Ministre Vagondo a dit. Camarade Ouegnin, tu m’as rendu compte, j’ai compris mais quand ça dure trop, on se pose des questions. Quand une erreur dure trop longtemps, on se demande si ce n’est pas une faute déguisée. Donc il faut continuer. J’avais demandé aussi à Massani de mettre sur pied une équipe pour prêcher partout une élection sans violences. Il faut que cette voix ne s’arrête pas. Il faut que ta voix ne s’éteigne pas et que tu continues de prêcher partout que la Côte d’Ivoire doit atteindre le stade où elle organise une élection sans violences. Donc Président Ouegnin, il faut continuer, il faut continuer. Zade et Apo Gisèle, je vous salue.

M. Le Président, M. Le Secrétaire général, voilà un ou deux mots que je voulais dire. Vous avez vu nos frères camerounais qui sont là, ils vont me donner l’occasion de dire un mot sur le panafricanisme, avant de clore mon propos. Moi j’étais petit, on avait vers 17 ans , 18 ans, quand j’ai rencontré le livre de Kwame N’krumah. J’ai pris le livre et je l’ai dévoré en quelques minutes. Mais après j’ai réfléchi et c’est là que je me suis rendu compte que N’krumah avait fait ses études aux USA et que c’est un acquis dans sa pensée politique. Parce que comme je vous l’ai dit, une fois, je vais en Chine en visite officielle, on lève le drapeau de Côte d’Ivoire, je suis au garde-vous, on joue l’hymne nationale de Côte d’Ivoire puis chinois. Mais je ne suis pas un idiot. les gens viennent, ils me saluent, se courbent, on rentre dans la salle de Gala. Je me dis qu’il y a quelque chose. Les chinois, ils sont un milliard cinq cent millions d’habitants. Nous en Côte d’Ivoire sommes 20 millions. Eux sur le plan de l’industrie, du commerce intérieur, ils sont très devant. La Côte d’Ivoire n’est rien par rapport à la Chine. Même au niveau de l’armement, on a même pas le millième de ce qu’ils ont. En allant en Chine, je suis passé en Inde. L’inde c’est 1 milliard 300 millions d’habitants. Vous voyez, c’est là qu’il faut que les États Africains fassent attention. Regardez la Gambie, un pays que tu peux traverser à vélo, mais c’est un pays, qui a une voie à L’ONU. Evidemment, les puissants ont trouvé un système pour dire les vainqueurs de la guerre ont droit de veto, pour ne pas trop nous vexer. Mais les vainqueurs de la guerre, comme par hasard, c’est la Chine, les USA , la France, la Grande-Bretagne et la Russie. A l’ONU tu peux parler trois heures et si un seul met son veto, c’est rejeté. On retire purement et simplement. Il nous faut faire des efforts pour qu’on puisse être capables d’avoir un poids. Mais regardez la Côte d’Ivoire et le Ghana. Les deux pays ont 60 % du cacao mondial, et on est même pas d’accord pour agir et essayer d’imposer un prix de vente. Comme nous ne sommes pas capables, c’est le prix d’achat qui s’impose à nous. Alors que si la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun se mettent ensemble sur le cacao, nous pouvons avoir des prétentions dans la fixation des prix de vente. Mais, même ça, il y a d’autres forces souterraines qui circulent et qui font qu’on ne peut pas se mettre d’accord. C’est pour ça j’insiste sur le Panafricanisme. Regardez la CEDEAO, au lieu de prendre des sanctions, contre un tel pays parce qu’il a fait un coup d’Etat, elle aurait pu œuvrer pour que les pays se mettent d’accord pour avoir des Institutions communes et faire une politique commune. Frères, ce n’est pas le temps de pleurer, c’est le temps de trouver de nouvelles politiques pour aller de l’avant. Mais si tu laisses le Libéria, la Sierra Léone et la Guinée Bissau, ils vont faire 50 ans, ils vont rester comme ça. Ils vont faire 100 ans, is vont rester là. Parce que rien n’impose une politique nouvelle commune, rien, rien. Vous comprenez. La ville de New-York seule est plus riche que le Libéria. Si tu vas en visite officielle là-bas, ils vont te recevoir, mais comme on reçoit un roi nègre. C’est pourquoi, pour quitter l’ignominie, la honte, pour ne plus être des rieneux, je souhaite qu’on se rassemble. J’avais proposé à la CEDEAO une politique de transport, j’étais entrain de la faire quand on m’a arrêté. Il faut faire des politiques communes. On est là, on dit que le Nigeria est trop grand. Mais en réalité, ils sont quoi ? Les pays les plus grands d’Afrique, il y a l’Égypte, le Nigeria, l’Angola, la Rdc, l’Afrique du Sud, mais sur le plan mondial, qu’est-ce qu’ils donnent individuellement ? Rien.

Camarades réfléchissons, il faut que nous allions résolument vers une coalition de nos Etats pour coaliser nos économies et pour sortir du trou. Sinon nous serons dans le trou pour longtemps. Si on ne fait pas d’efforts pour être ensemble, ça va être difficile. C’est ça que je voulais vous dire. Je vous remercie. »

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