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À l’issue du sommet de l’ASEAN, le ministre russe des Affaires étrangères a averti que l’Occident cherche à militariser l’Asie du Sud-Est dans le but d’aller contre les intérêts de la #Russie et de la #Chine.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré, dimanche 13 novembre, que l’Occident tente de militariser l’Asie du Sud-Est dans le but d’aller contre les intérêts de la Russie et de la Chine, préparant le terrain pour une confrontation entre la Russie et les dirigeants occidentaux lors du sommet du G20 qui se tiendra du 14 au 17 novembre à Bali en Indonésie.

Le Kremlin ayant annoncé que le président russe Vladimir Poutine était trop occupé pour assister au sommet du G20, 1re réunion de ce type depuis le déclenchement du conflit en Ukraine en février 2022, il est désormais établi que la délégation russe soit dirigée par Sergueï Lavrov, rapporte Reuters.

L’agence de presse Reuters a rapporté que la guerre en Ukraine serait à l’ordre du jour de cette réunion, alors que les dirigeants occidentaux sont susceptibles de confronter publiquement la Russie à propos de son opération spéciale en Ukraine et de pousser des pays comme la Chine et l’Inde.

Lors d’une conférence de presse à la fin du sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) dans la capitale cambodgienne, Phnom Penh, Lavrov a critiqué les États-Unis pour leurs actions dans la région d’Asie du Sud-Est.

La Russie et l’Occident considèrent cette région comme un champ de bataille géopolitique potentiel dans les décennies à venir.

Le ministre russe des Affaires étrangères a également déclaré aux journalistes que les États-Unis et leurs alliées de l’OTAN tentent de dominer l’Asie-Pacifique.

Lavrov a souligné que la stratégie indo-pacifique de Joe Biden était une tentative de contourner les « structures inclusives » de coopération régionale et impliquerait «la militarisation de cette région pour des objectifs évidents de contenir la Chine et d’aller contre les intérêts russes en Asie-Pacifique».

Auparavant, Joe Biden avait déclaré aux dirigeants d’Asie du Sud-Est que Washington s’était engagé à construire un «Indo-Pacifique libre et ouvert, stable et prospère», alors qu’il décrivait un partenariat stratégique global entre les États-Unis et la région.

Ni les États-Unis ni la Russie ne sont membres de l’ASEAN, un groupe de dix pays d’Asie du Sud-Est, mais plusieurs dirigeants mondiaux ont assisté aux pourparlers avant le prochain sommet du G20 à Bali.

La Russie a cherché à renforcer des liens économiques, politiques et de sécurité beaucoup plus étroits avec l’Asie depuis que l’Occident a frappé Moscou avec des sanctions sans précédent en réaction à la guerre en Ukraine, tandis que les États-Unis présentent la Chine et la Russie comme les deux principales menaces mondiales.

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